Presque tout le monde a un «côté sombre» au travail

Les défauts de nos qualités

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Presque tous les professionnels présenteraient au moins un facteur de risque de «déraillement de la personnalité» sous la pression au travail. Photo: DepositPhotos.com
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Publié 12/09/2026 par l-express.ca

Moins de 1% des professionnels ne présenteraient aucun facteur de risque de «déraillement de la personnalité» sous la pression au travail. Autrement dit: presque tous sont susceptibles de «péter les plombs» dans certaines circonstances.

C’est ce que révèle une analyse menée auprès de plus de 86 000 professionnels par Hogan Assessments, chef de file en science de la personnalité.

Une échéance impossible à respecter… Un changement soudain de stratégie… Une conversation difficile avec un gestionnaire… Une semaine où tout semble urgent… «C’est souvent dans ce type de situations que certaines de nos meilleures qualités peuvent commencer à jouer contre nous.»

En moyenne, chaque personne présenterait de trois à quatre «facteurs de déraillement». Ce qui suggère que presque tout le monde possède plusieurs tendances de personnalité susceptibles de nuire au rendement, aux relations ou à la réputation dans certaines circonstances.

Des forces poussées trop loi

«Ce ne sont pas nécessairement des qualités négatives, mais souvent des forces poussées trop loin.»

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La confiance peut devenir de l’excès de confiance. Le souci du détail peut se transformer en perfectionnisme. L’indépendance peut devenir de la distance. L’enthousiasme peut se transformer en besoin excessif d’attention.

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Alise Dabdoub.

Il ne s’agit pas ici de «distinguer les bons employés des mauvais», explique Alise Dabdoub, directrice de l’innovation produit et de la science des données chez Hogan Assessments.

Ces qualités qui contribuent à la réussite d’une personne deviennent moins efficaces lorsqu’elles sont poussées trop loin. «La même caractéristique qui aide une personne à réussir dans une situation peut créer des problèmes dans une autre, particulièrement lorsque la pression augmente.»

Les facteurs de déraillement les plus courants

Le Hogan Development Survey évalue 11 dimensions de la personnalité. Parmi les professionnels analysés, les tendances les plus fréquemment observées à un niveau de risque élevé étaient les suivantes:

• Coloré — 14,3% des professionnels: L’expressivité et l’assurance sociale peuvent devenir une recherche d’attention ou rendre difficile le fait de partager la vedette.

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• Prudent — 14,2%: Une prise de décision prudente peut évoluer vers une hésitation excessive ou une peur de l’échec.

• Audacieux — 13,7%: La confiance et l’ambition peuvent devenir de l’excès de confiance, un sentiment de droit ou une difficulté à reconnaître ses erreurs.

• Réservé — 13,0%: L’indépendance et la maîtrise de ses émotions peuvent devenir de la distance ou une communication limitée.

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Les risques de dérapages font partie de la vie professionnelle. Photo: DepositPhotos.com

C’est la vie

Selon Hogan, ces résultats remettent en question l’idée selon laquelle les comportements susceptibles de limiter une carrière seraient propres à un petit groupe d’employés «difficiles».

Ils suggèrent plutôt que «les risques liés à la personnalité font partie intégrante de la vie professionnelle».

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Il importe donc de savoir quand ces tendances apparaissent, avec quelle intensité elles se manifestent, et si les personnes les reconnaissent avant qu’elles ne commencent à affecter les autres.

Le stress ne serait pas le seul déclencheur. L’ennui, la complaisance ou un trop grand sentiment de confort peuvent également amener les gens à être moins attentifs à la façon dont leur comportement est perçu.

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L’envers de la médaille de la prudence: une hésitation excessive ou la peur de l’échec. Photo: DepositPhotos.com

En prendre conscience pour s’ajuster

Alise Dabdoub ne cherche pas à éliminer ces tendances ou changer la personnalité des gens. «Il s’agit plutôt de développer une conscience stratégique de soi: comprendre les comportements qu’une personne est la plus susceptible d’utiliser à l’excès, reconnaître ce qui les déclenche et porter attention à leurs répercussions sur les autres.»

«L’une des choses les plus utiles que les gens puissent faire est de chercher des tendances dans les commentaires qu’ils reçoivent», poursuit-elle.

«Si vous entendez constamment que vous attendez trop longtemps avant de prendre des décisions, que vous dominez les conversations ou que vous vous repliez lorsque les choses deviennent difficiles, cela peut être un signal que vous utilisez l’une de vos forces à l’excès.»

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Cette prise de conscience devient d’autant plus importante pour les leaders, dont les comportements peuvent influencer la confiance, la communication et le rendement de toute une équipe.

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