Personne ne pourra m’arrêter

L'ode à la Résistance de Mélissa Ouimet

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Mélissa Ouimet enregistre «Personne ne pourra m'arrêter» en studio avec Andréanne Malette, Jérôme Couture, Caroline Savoie et plusieurs autres artistes de l'Ontario et d'autres coins du pays.
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Personne ne pourra m’arrêter. C’est le titre d’une chanson pas comme les autres qui est devenue symbole depuis la triste fin d’automne 2018 assénée aux Franco-Ontariens par Doug Ford.

Mélissa Ouimet, de Saint-Albert, dans l’Est ontarien, l’a composée en 2016. Elle l’a sortie de ses tiroirs pour la lancer sur le web et en faire un serment de résistance.

C’est Damien Robitaille qui ouvre la vidéo: «On me dira non, ce sera comme hier et demain peut-être.» Puis Céleste Lévis enchaîne: «Toujours des raisons et des commentaires sur ce que je devrais être.»

Et voilà que l’on sort de l’Ontario pour entendre Andréanne Malette de Granby: « Je me fous des barrières, je vais gagner à ma manière.»

Puis retour chez les Franco-Ontariens avec Breen Lebœuf, ancien compère de Gerry Boulet à l’époque d’Offenbach. «J’allumerai en moi ce qui survivra au-delà des combats.»

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L’auteure Mélissa Ouimet entre en scène pour crier avec passion: «Personne ne pourra m’arrêter, c’est plus fort que moi.»

Ode au rassemblement

Un véritable chef-d’œuvre, cette vidéo. Une ode au rassemblement. Des voix retentissent de partout.

De Dieppe au Nouveau-Brunswick avec Caroline Savoie: «Ça déraille une bataille, mais je reviens toujours à bon port.»

Une autre venue d’Acadie, celle de Jacobus qui surgit de la Baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse: «Qu’on me guidera sur les mauvais chemins HA…»

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On passe ensuite à Buckingham sur la rive québécoise de l’Outaouais avec Stéphanie St-Jean: «Je trouverai la lumière au cœur de la guerre, je ne pourrai me taire.»

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Robert Paquette

Tu perds ton temps, Doug

Mélissa Ouimet revient. On a l’impression qu’elle fixe Doug Ford droit dans les yeux: «Tu perds ton temps à essayer de me briser la voix.»

Il y a en d’autres. Une quinzaine d’artistes en tout, Québécois, Acadiens et Franco-Ontariens ont uni leur voix pour crier à la résistance. On les voit et on les entend entre des images du Grand Rassemblement, celui qui a mobilisé des francophones de partout au pays.

Ce jour-là, on appuyait le mouvement de l’Acadie au Yukon, Québec compris. Des drapeaux fransaskois dansaient au milieu du trille vert franco-ontarien, accompagné de quelques fleurs de lys. Même des anglophones avaient emboité le pas.

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Damien Robitaille et Céleste Lévis.

Une provocation porteuse

Il me semble qu’il y a longtemps que l’on a vu pareil élan au sein de la francophonie canadienne. Né d’une provocation, ce mouvement de solidarité lance à la face du monde que notre francophonie est bien vivante, n’en déplaise à ceux et celles qui ont parfois tendance à jouer les fossoyeurs.

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Ceux qui n’aiment pas l’idée d’un Canada riche de sa francophonie pourront dire que c’est «à cause de Doug Ford».

Les autres pourront dire que c’est «grâce à Doug Ford». En effet, si ce n’était du tort infligé à la moitié de la francophonie de l’extérieur du Québec, on serait tenté de lui dire merci, tant est grand le déploiement qu’il a provoqué.

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Breen Leboeuf.

La statistique de trois pour cent qu’il emploie pour donner la mesure de ses électeurs franco-ontariens compte en fait un demi-million de personnes.

On sait aujourd’hui, en ce demi-siècle de la Loi sur les langues officielles, qu’un autre demi-million peuple le reste du Canada, en prolongement des sept millions de Québécois. Cela fait bien du monde qui ne se laissera pas marcher sur les pieds.

Revenons à la vidéo. Robert Paquette prend le micro: «Je reste et je chante encore.» Assurément, Monsieur le Premier Ministre!

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Le vidéo-clip de «Personne ne pourra m’arrêter» comprend des images de la grande manifestation franco-ontarienne du 1er décembre à Ottawa. Ici: l’avocat Ronald Caza.

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