Passé, présent et futur en chassé-croisé dans la science-fiction de Louise Royer

Louise Royer, L’exilé du temps
Louise Royer, L’exilé du temps, roman, Ottawa, Éditions David, collection 14-18, 2022, 240 pages, 16,95 $.
Partagez
Tweetez
Envoyez

Je crois avoir lu tous les romans de Louise Royer, autrice résidant à Mississauga, du moins les quatre titres publiés aux Éditions David. Son cinquième ouvrage s’intitule L’exilé du temps. Il nous plonge encore une fois dans la téléportation, même celle vers le futur.

Dès le début, on apprend qu’une femme n’a pas été infidèle puisqu’elle a fait l’amour avec une version de son mari venu du futur pendant qu’il était en mission dans une simulation.

Un peu tordu? «C’est vertigineux, un peu comme une image entre deux miroirs qui se réfléchit à l’infini.»

Projet de simulation du passé

En résumé, L’exilé du temps raconte comment Christophe, un ado de quinze ans, découvre que sa mère lui a menti à propos du supposé décès de son père. Il apprend qui est son père et il multiplie les efforts pour le rencontrer, pour se forger une place dans sa famille.

Il ne sait pas encore que ce François Maillard est nul autre que le comte de Besanceau, né au 18e siècle et parachuté au 21e siècle grâce au Projet Philo, un vaste projet de simulation du passé.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

L’action se déroule en France et aux États-Unis. Les Américains sont encore les seuls à pouvoir téléporter qui et quoi que ce soit… À pouvoir «entrer dans des camps ennemis, des coffres-forts, des arsenaux, des centres nucléaires et j’en passe.»

Relations père-fils

Le Pentagone préserve jalousement ce secret, mais Harry Kramer, journaliste au Washington Post, entend dévoiler au monde entier l’existence du stratagème.

Ce Kramer se penche sur plusieurs transactions «interdépartementales», mais je crois qu’il s’agit d’un anglicisme (departemental) et qu’il aurait peut-être fallu lire «interministérielles».

Le roman exploite aussi avec brio les relations père-fils, ainsi que les éveils aux fréquentations d’une jeune personne de l’autre sexe.

La romancière aime créer un bouillonnement de faits et de contradictions. Elle a un penchant pour une intrigue tordue avec des rebondissements ou sous-développements qui nous déstabilisent souvent.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Louise Royer

Louise Royer habite dans la région de Toronto depuis plus de 30 ans. Ses études et sa carrière l’ont amenée d’un bout à l’autre du pays.

Elle a d’abord étudié la physique à l’Université de Montréal. Puis elle a fait son doctorat à l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver. Enfin, elle a poursuivi des recherches postdoctorales en océanographie physique à l’Université Dalhousie, à Halifax.

Elle a d’ailleurs publié de nombreux articles scientifiques avant de se consacrer à l’enseignement et à l’écriture de sa série de romans de science-fiction.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur