Nouvel épisode de téléportation

Téléportation et tours jumelles
Louise Royer, Téléportation et tours jumelles, roman, Ottawa, Éditions David, coll. 14/18, 2018, 200 pages, 14,95 $.
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Enseignante des sciences dans une école privée, Louise Royer est une Franco-Ontarienne qui habite à Mississauga et qui aime écrire des histoires de science… fiction, où il est toujours question de transmutation des corps ou de téléportation. Son quatrième roman s’intitule d’ailleurs Téléportation et tours jumelles.

Ils ont été précédés d’iPod et minijupe au 18e siècle (2011), de Culotte et redingote au 21e siècle (2012), puis de Bastille et dynamite (2015). François et Sophie sont présents dans chaque épisode, leur rencontre demeurant le fruit d’une téléportation entre 2009 et 1767.

Record mondial de téléportations

Le principal personnage du quatrième épisode est Jake Stanford qui détient le record mondial du plus grand nombre de téléportations, ayant ainsi «l’habitude de l’éblouissement du siphon d’étincelles qui le fait apparaître instantanément ailleurs sur la planète».

Jake avait aidé François à s’échapper de la Bastille dans l’épisode précédent. Nous sommes maintenant en 2023 et Jake se voit confier la tâche d’étudier les déplacements des terroristes responsables de la destruction du World Trade Centre au cours du mois précédant l’attaque.

Entre 2023 et 2001

Nous naviguons entre 2023 et 2001; ces déplacements m’ont parfois paru un peu déroutants. Jake doit convaincre Laura, sœur d’un scientifique, de l’accompagner dans une expérience de téléportation. Elle y voit «une rocambolesque histoire, une tromperie, une supercherie monumentale».

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Téléportation et haute technologie vont de pair. Il est question, par exemple, d’une bague qui contient une centaine d’atomes capables de recevoir, au moment de la téléportation, un code spécial du programme de simulation.

Une touche érotique

L’auteure ajoute une touche érotique dans la relation entre Laura et Jake. Elle écrit que ce dernier «exhale une masculinité qui suscite des papillons dans le bas-ventre de la jeune femme».

Le style de Louise Royer est toujours très imagé; en voici un exemple: «les cotes de la bourse montrent les symptômes de la danse de Saint-Guy».

Plume haletante

La promotion du livre met l’accent sur l’étude des déplacements de terroristes responsables de la destruction du World Trade Centre. Or, il en est rarement question (je l’ai à peine remarqué). L’histoire n’en demeure pas moins intéressante.

La tragédie du 11 septembre 2001 a marqué à jamais notre imaginaire. Dommage qu’on en parle dans un seul chapitre et que les terroristes y brillent par leur absence. Heureusement que la plume de Louise Royer est haletante, voire trépidante.

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