Ondes gravitationnelles: si fugitives qu’on peut ne pas les voir

Peut-être même une illusion...

trous noirs

Des événements cosmiques comme des collisions de trous noirs pourraient être à l'origine des ondes gravitationnelles.


22 novembre 2018 à 7h00

Y a-t-il quelque chose qui a été mal compris dans la détection d’ondes gravitationnelles en 2015?

C’est l’intrigante question qui rôde depuis que le groupe LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory), qui est derrière cette découverte, a annoncé le 1er novembre qu’il publierait bientôt une «clarification» dans la foulée d’un reportage accusateur du New Scientist.

Nobel de physique 2017

La découverte d’ondes gravitationnelles a beau être aussi éloignée du commun des mortels qu’il est possible de l’être, elle est précieuse pour les physiciens: elle constitue l’aboutissement de près d’un siècle de spéculations sur la façon dont la structure même de l’univers peut être affectée par des événements d’une grande violence — comme une collision entre deux trous noirs.

Cette toute première détection, réalisée en septembre 2015, seulement deux jours après la remise en opération de l’observatoire LIGO, puis annoncée officiellement en février 2016, a valu à son équipe le Nobel de physique 2017. Cinq autres ondes ont été détectées depuis.

«Une illusion»

Il est dans l’ordre des choses que des physiciens contestent la découverte d’autres physiciens sur la base de calculs qui divergent. Le concept d’ondes gravitationnelles lui-même est marqué par des décennies de débats virulents, à coup d’analyses et de calculs arrivant à des conclusions contradictoires — en plus des annonces prématurées.

Ce qui a conduit le New Scientist à accorder un long espace à cette contestation-ci pourrait être lié au fait que les auteurs contestent en réalité depuis le tout début.

Ces physiciens de l’Institut Niels Bohr, au Danemark, soutiennent en effet depuis février 2016 que la détection annoncée était une «illusion», l’équivalent d’une anomalie statistique confondue avec un «signal».

Clarification à venir

Et il faut rappeler que le «signal» dont on parle ici est infime: une onde qui, après avoir voyagé pendant plus d’un milliard d’années, a provoqué une oscillation comparée au millième de la taille d’un proton, pendant 20 millièmes de seconde.

Exactement ce que prédisait la théorie de la Relativité, mais qui aurait été indissociable du bruit de fond cosmique avant LIGO.

Dans son reportage, paru le 1er novembre, le New Scientist explique que ce sont les méthodes de calcul utilisées pour dissocier le signal de ce bruit de fond que contestent les chercheurs danois. En plus du fait qu’aucun observatoire autre que LIGO ne possède la puissance nécessaire, à l’heure actuelle, pour confirmer ces résultats.

Dans une brève réplique publiée le 1er novembre, LIGO annonce une clarification à venir, tout en prétendant avec assurance que les arguments des Danois «proviennent d’une mauvaise compréhension des données publiques disponibles et de la façon dont les données de LIGO doivent être traitées».

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

Jazz manouche de Noël à Oshawa dimanche

Oshawa
Pour vous mettre dans l’ambiance de Noël, le Conseil des organismes francophones de la région de Durham a concocté un après-midi en chanson avec...
En lire plus...

15 décembre 2018 à 15h00

L’Halloween à Noël: une génération de Mummers à Terre-Neuve

Terre-Neuve
Une tradition terre-neuvienne revit depuis 30 ans à St. John’s: des groupes de joyeux lurons costumés s’invitent chez des voisins!
En lire plus...

15 décembre 2018 à 13h00

Aspirine et 7 Up, meilleurs amis du sapin de Noël?

sapin
Mieux vaut se contenter d’arroser généreusement le sapin d’eau du robinet… et rien d’autre !
En lire plus...

Manque de compréhension envers les immigrants handicapés

Fauteuil roulant
Les immigrants ayant un handicap affrontent des défis auxquels les travailleurs sociaux ne font pas assez attention.
En lire plus...

15 décembre 2018 à 9h00

Le Soleil vu d’en haut, c’est désormais possible

Une sonde spatiale européenne vient d’envoyer suffisamment de données pour qu’on puisse extrapoler une image approximative du «pôle nord» de notre étoile.
En lire plus...

15 décembre 2018 à 7h00

Université de Hearst: pas d’inquiétude… pour l’instant

Alors qu’elle a fait l’objet d’une étude par le gouvernement, en août, il semble que l’Université de Hearst ne soit pas visée directement par...
En lire plus...

14 décembre 2018 à 19h00

Commissariat et Université: Ronald Caza et Mark Power examineront les avenues juridiques

Résistance franco-ontarienne
Après les manifestations, l’AFO a retenu les services des avocats Ronald Caza et Mark Power afin d’analyser la possibilité de demander une révision judiciaire...
En lire plus...

14 décembre 2018 à 17h00

Un plaisir visuel et gustatif au sommet de la Tour CN

Restaurant 360
Située à 351 mètres d'altitude en haut de la Tour CN, le Restaurant 360 est sans doute l'un des meilleurs restaurants de Toronto.
En lire plus...

14 décembre 2018 à 11h00

Une épidémie de peste il y a 4900 ans?

paléontologie
Une épidémie de peste pourrait-elle avoir éradiqué la première population d’agriculteurs européens, il y a 4900 ans? C’est l’intrigante question qui se pose après...
En lire plus...

14 décembre 2018 à 7h00

D’hôtesse de l’air manquée à directrice de compagnie aérienne

12 décembre 2018
Julie Mailhot est directrice générale d’Air Georgian, qui opère 62 000 vols régionaux par année, de Toronto et de Calgary, vers une trentaine de...
En lire plus...

13 décembre 2018 à 19h59

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur