Protection de la faune et de la flore de l’Ontario

Impliquer les communautés


14 septembre 2010 à 14h15

«N’importe qui peut déposer une demande de subvention dans le cadre d’un projet de protection des espèces menacées en Ontario», selon Chris Risley, biologiste au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario. La province compte 141 espèces animales ou végétales menacées ou en voie de disparition. Ces espèces sont protégées dans le cadre de la Loi sur les espèces en voie de disparition, mais le gouvernement encourage des initiatives de différents groupes afin de mieux connaître ces espèces et la meilleure façon de les préserver.

Il y a quatre catégories dans la liste des espèces en péril du ministère des Richesses naturelles: les espèces dont l’état est préoccupant, c’est à dire qui ont des caractéristiques la rendant sensible aux activités humaines ou aux évènements naturels, les espèces menacées, qui ont de forts risques de devenir en voie de disparition si les facteurs menaçants ne sont pas renversés, les espèces en voie de disparition risquant de disparaître de façon imminente et enfin les espèces disparues que l’on ne trouve plus à l’état sauvage en Ontario, mais que l’on trouve ailleurs.

On compte déjà une douzaine d’espèces disparues, principalement des plantes, insectes et amphibiens.

Si ces disparitions ne sont pas aussi impressionnantes que la disparition de certains mammifères elles n’en demeurent pas moins graves, notamment car leur disparition déséquilibre l’habitat d’autres espèces.

Or, comme le précise Chris Risley, «la dégradation de l’habitat est la principale cause de disparition et le sud de la province est particulièrement concerné par ce problème».

Le blaireau d’Amérique

Le blaireau d’Amérique fait partie des espèces en voie de disparition. «Cet animal se nourrit de petits mammifères, il creuse des trous dans le sol, donc il vit généralement sur des terrains sablonneux et, étant donné qu’il ne sort que la nuit, on connaît peu de choses de cette espèce. En Ontario il n’en reste qu’une centaine. La plupart vivent dans les prairies de l’Ouest.»

Chris Kyle, un chercheur de l’université de Trent à Peterborough s’intéresse de près au blaireau d’Amérique. Il collabore avec de nombreux exploitants agricoles qui sont souvent amenés à en voir, et mène un travail de sensibilisation tout en recueillant des informations grâce à eux.

«Ce chercheur a reçu des fonds afin de pouvoir continuer son travail et notamment produire du matériel d’information et former des personnes chargées de communiquer auprès des exploitants agricoles et des écoles», explique Chris Risley. «Parallèlement au travail de ce chercheur, l’Ontario a mis en place une loi pour protéger l’habitat autour des trous creusés par les blaireaux».

Le cougar

Le cougar aussi est en voie de disparition, cependant on connaît très peu cette espèce, et là encore le recueil d’informations est primordial pour mettre en place les mesures nécessaires à sa protection.

«Il se trouve sur la liste depuis 1971», explique Chris Risley «mais on ne sait pas vraiment où il vit, on essaye de le surveiller en mettant en place des dispositifs photographiques». Le cougar, parfois victime accidentelle de chasseurs, est suivi par un biologiste du ministère des Richesses naturelles.

La survie de la Tortue ponctuée tient également à un fil. Cette tortue qui vit en bordure des lacs, dans les marécages est difficile à repérer et aussi victime du marché noir pour les collectionneurs: «On ne dévoile pas les endroits ou elle est encore présentes pour éviter que des trafiquants aillent les chercher».

L’aigle royal

L’aigle royal est présent en Ontario, mais peut-être plus pour longtemps: «Il n’en reste que 5 paires dans le nord de l’Ontario sur les falaises autour des lacs». Cependant, Chris Risley reste optimiste, citant l’exemple du Pygargue à tête blanche, un autre type d’aigle dont il ne restait que 100 paires dans les années 70, ne fait plus partie des espèces en voie de disparition et est dorénavant classifié dans la catégorie des espèces dont l’état est préoccupant.

Tout le monde peut agir

Au total, 113 groupes à travers la province mènent des actions pour protéger les espèces végétales et animales en voie de disparition. «La plupart du temps il s’agit de protéger les habitats de ces espèces et souvent de recueillir des informations qui permettront par la suite de mettre en place un plan de gestion et des règlements.»

«Les personnes ou organisations qui ont des projets de protection d’espèces en danger peuvent se procurer le formulaire sur notre site Internet. Il fait une dizaine de pages, mais il est possible d’obtenir des conseils de biologistes du gouvernement qui sont présents dans plus de 20 districts. On peut aussi s’adresser à l’Intendance environnementale.»

Le Fonds d’intendance des espèces en péril, crée en 2007, a appuyé plus de 400 projets. Selon Chris Risley, le soutien de ces initiatives permet de surveiller et de protéger un nombre d’espèces beaucoup plus important qu’auparavant.

Les espèces en péril sur le site Internet du ministère des Richesses naturelles:
www.mnr.gov.on.ca/fr/Business/Species

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