Les pays industrialisés envoient des millions de tonnes de vêtements, d’équipements électroniques et d’autres produits usagés vers le Sud. Ils se débarrassent en même temps des coûts environnementaux et sanitaires générés par la production, la consommation et la mise au rebut de ces produits.
À Accra, au Ghana, des milliers de vêtements de seconde main arrivent chaque semaine dans le marché de Kantamanto, l’un des plus importants centres de revente textile au monde.
Une partie de ces vêtements trouvera un nouvel acheteur et prolongera sa durée de vie. Mais une autre partie, composée d’articles invendables ou de mauvaise qualité, finira dans des dépotoirs, des cours d’eau ou des sites d’enfouissement informels.
Les mécanismes de responsabilité environnementale qui accompagnaient ces produits lors de leur mise en marché en Europe ou en Amérique du Nord ne les ont pas suivis au Ghana.

Des millions de tonnes de produits usagés
Cette situation illustre le paradoxe, rarement discuté, de matières circulant aujourd’hui à l’échelle mondiale, alors que les responsabilités environnementales ne franchissent pas les frontières nationales.




