Nouvelles technologies: personne n’a encore trouvé la formule magique

Assemblée publique annuelle de CBC/Radio-Canada

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La radio est en pleine mutation. Elle doit se réinventer, pour conserver ses auditeurs, mais aussi pour en capter de nouveaux. Les réseaux sociaux et les nouvelles technologies sont venus modifier les habitudes de travail, entrainant une redéfinition même du métier de journaliste.

La semaine dernière, cinq journalistes de CBC/Radio Canada ont débattu sur le thème «Approfondir les échanges», à l’occasion de l’Assemblée publique annuelle du diffuseur public. Et comme pour montrer l’exemple, l’assemblée était transmise sur le net en direct, et les participants pouvaient poser des questions via le fil twitter, en utilisant le hashtag #CBCAPM  ou #RCAPA.

Conversation

Matt Galloway, animateur de Metro Morning à CBC Radio One, a posé la question de la menace de ces nouveaux outils numériques pour la survie de la radio. «Je ne pense pas qu’il faut en avoir peur», conclut-il. «Nous créons une conversation sur les ondes avec les auditeurs. Quand on rend l’antenne, grâce à ces outils, cette conversation peut continuer sur internet.»

Rebecca Makonnen, animatrice de Circuit Makonnen sur Espace musique, a confié avoir été assez pessimiste quand on lui parlait de contenu diffusé sur différentes plateformes (radio, web et télévision).

«Mais en y réfléchissant, on ne peut qu’avancer maintenant. Nous avons à faire à un auditeur d’une nouvelle génération», poursuit-elle. «Il ne veut pas se faire dicter quand, où et comment consommer la radio.»

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Défi générationnel

Le défi n’est donc pas seulement technique, mais aussi générationnel. Une personne du public a ainsi demandé comment la chaîne comptait dépoussiérer son image de radio pour aînés en attirant les jeunes. Hubert Lacroix, le PDG de Radio Canada, a affirmé que l’équipe travaillait d’arrache-pied à nouer des partenariats pour arriver à toucher ces jeunes auditeurs.

À propos du travail de journaliste, «C’est notre devoir de donner un sens à ces nouveaux outils et de mettre en perspectives le flot de nouvelles qui arrivent tous les jours via ces réseaux», déclare Jean-Sébastien Bernatchez, animateur de L’heure du monde à la Première chaîne. «Quelque soit la technologie, mon boulot est de tout faire pour que l’auditeur ait l’impression que je lui parle à lui.»

«Nous devons développer un contenu plus solide», lance quant à lui Steve Patterson, qui anime The Debaters à CBC Radio One. Mais Rebecca Makonnen a alerté sur le danger de cannibaliser ce contenu en multipliant trop les offres multimédias.

«En définitive, rien ne remplace la voix!», s’est exclamée Anna Maria Tremonti, de The Current sur CBC Radio One. «Nos émissions peuvent être écoutées partout dans le monde, car tout se fait grâce à la voix. Une véritable connexion se crée avec l’auditeur, et ça, aucune technologie ne peut le remplacer.»

Hubert Lacroix a annoncé qu’au sein de CBC/Radio-Canada, près de 500 emplois allaient migrer des plateformes traditionnelles (télévision et radio) vers les nouvelles plateformes web-multimédia.

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