Noël et ses cadeaux

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S’il est une tradition associée à Noël qui est solidement ancrée dans nos habitudes, c’est bien celle qui consiste à profiter de cette fête pour procéder en famille à la distribution de cadeaux, pour la plus grande joie des enfants et celle des parents.

Au fil du temps et selon les régions, les cadeaux et leur mode de distribution ont beaucoup évolué, surtout ceux destinés aux enfants.

Il n’y a encore pas si longtemps, les enfants recevaient comme cadeau, ici ou en d’autres pays, une «pomme d’or», c’est-à-dire une orange, un fruit alors rare que les parents même moins fortunés s’efforçaient d’offrir pour Noël. Des friandises variées ont remplacé ce célèbre fruit du jardin des Hespérides.

Mais où étaient autrefois – et encore de nos jours en fonction de traditions familiales – les cadeaux des enfants?

En France, les enfants plaçaient leurs chaussures au pied de la cheminée pour que le Petit Jésus ou le Bonhomme Noël, puis le Père Noël, y dépose ses cadeaux. Cette coutume s’est même transportée en Acadie et au Québec, avec les colonisateurs européens.

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Une concurrence anglo-saxonne a aussi envahi l’Amérique du Nord, celle des bas de Noël. D’après la légende, cette coutume serait rattachée à saint Nicolas, Santa Claus, qui aurait rempli d’or les bas mis à sécher des filles d’un pauvre paysan.

De nos jours

La diversité actuelle des cadeaux que l’on peut offrir à l’occasion de Noël ou du Nouvel An a quelque chose d’incroyable.

On trouve de tout, surtout pour les enfants, des jouets classiques – certains ont toujours un attrait – aux appareils électroniques les plus perfectionnés, sans parler des consoles de jeu, des vidéos qui les accompagnent, et de si nombreux autres articles, pour les petits et les grands. Les énumérer prendrait tout cet article.

Les magasins rivalisent dans la présentation de ce qu’ils proposent, pour attirer l’attention des clients. Les publicitaires s’en donnent à cœur joie avec des artifices visuels et sonores. Les airs de Noël, que l’on entend souvent, ne sont pas diffusés pour faire plaisir aux visiteurs, mais pour créer une ambiance qui influence les acheteurs. C’est tout l’art de la publicité dont le décodage mériterait à lui seul tout un article.

Enfin, les cadeaux sont enveloppés sur place ou dans l’intimité familiale avec des emballages aux motifs colorés, brillants, agrémentés de boucles et de rubans multicolores. Le côté attractif des cadeaux est ainsi mis en valeur et leur ensemble au pied d’un sapin ne peut que charmer l’œil des participants aux festivités du jour.

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Ambiguïté

Devant cette prolifération mercantile, certains milieux ont parlé de la commercialisation de Noël. Certes, les entreprises et les magasins concernés se sont engouffrés dans un espace qui s’offrait à eux. Mais c’est là toute l’ambiguïté, à nulle autre fête pareille, de cette célébration noétique.

Comme on le sait, le 25 décembre ne correspond pas à la date de naissance de Jésus. On ignore totalement cette date, et même l’année et ses circonstances.

C’est le pape Libère qui a choisi le 25 décembre, en 354, pour contrer les célébrations «païennes» entourant à Rome le solstice d’hiver: les Saturnales, fêtes du dieu Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture, ou la naissance de Mitra, un 25 décembre, divinité solaire importée d’Orient avec succès par les légions romaines, c’était la fête du Sol Invictus. (L’Express, 20 décembre 2005)

En choisissant cette date de grandes festivités romaines pour la christianiser, le pape n’en avait pas prévu les conséquences, à savoir que la fête de la nativité, Noël, entraînerait avec elle les traditions profanes du solstice d’hiver. D’où le caractère ambigu de ce jour, d’un côté il y a la fête religieuse, de l’autre la fête profane.

La tradition des cadeaux

L’échange de cadeaux relève des traditions profanes, présentées dans L’Express au fil des Noël.

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À l’occasion des Saturnales, les Romains s’offraient de petits cadeaux comme des dés, des tablettes, des osselets, de l’or, des armes, des lampes à huile, du parfum, de la viande, de la vaisselle, de l’encens, de la liqueur de froment, des porte-bonheur, du miel et même de la farine.

Les enfants n’étaient pas oubliés. Les Romains avaient l’habitude de leur offrir des cadeaux: anneaux, cachets, menus objets en terre cuite, gâteaux. On décorait les maisons avec du lierre, des branches, du feuillage vert. C’était une période de grande réjouissance et d’après les auteurs latins, c’était même l’une des fêtes les plus attendues de l’année!

Joyeux Noël à tous!

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