Mortelle dédicace: l’auteure britannique Elly Griffiths accro au meurtre

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Elly Griffiths, Mortelle dédicace, roman traduit de l’anglais par Vincent Guilluy, Paris, Éditions Hugo Thriller, 2021, 416 pages, 29,95 $.
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Publié 08/09/2021 par Paul-François Sylvestre

Pour me détendre, il m’arrive souvent de lire des romans policiers. Ceux de Chrystine Brouillet et de Louise Penny sont des valeurs sures. Récemment, je me suis attaqué à Mortelle dédicace, de l’auteure britannique Elly Griffiths, publié chez Hugo Thriller. Quatre-cents pages de meurtres et de rebondissements psychodramatiques, ponctués de sous-intrigues amoureuses.

L’action se déroule en Angleterre et en Écosse. La mort de Peggy Smith, 90 ans, n’a rien de suspect, a priori… Mais voilà qu’on découvre une carte postale insérée dans le polar qu’elle lisait et portant les mots « On vient vous chercher! »

Une connaissance encyclopédique du roman policier

On apprend que Peggy Smith était accro au meurtre. Elle avait une connaissance encyclopédique du roman policier. Des auteurs de polars la consultaient pour trouver de nouvelles façons de tuer leurs personnages et la mentionnaient dans leurs remerciements.

Présentée comme « une âme d’assassin cachée dans le corps d’une gentille vieille dame », Smith attire l’attention de la lieutenante Harbinder Kaur qui se décrit, pour sa part, comme « meilleure policière sikh gay du West Sussex ».

Elle ne tardera pas à avoir du pain sur la planche puisque deux autres morts vont s’ajouter, deux écrivains de romans policiers ayant eux aussi reçu la fameuse carte postale « On vient vous chercher! »

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Trois autres enquêteurs sur le meurtre

Harbinder Kaur n’est pas la seule à enquêter. Trois personnes proches de Peggy Smith s’improvisent détectives privés.

Il y a d’abord Natalka Kolisnyk, une aide de vie d’origine polonaise qui s’occupait de Smith. Puis Benedict Cole, un ancien moine qui tient un café très populaire. Enfin, Edwin Fitzgerald qui est un ancien journaliste et un gay âgé.

Harbinder les qualifie de « trois mousquetaires ».

La témérité, l’audace et la perspicacité de ce trio rendent l’intrigue palpitante et occasionnent des soubresauts pas piqués des vers. De plus, leur constante interaction donne lieu à d’intéressantes réflexions sur l’amitié, la vie de famille et les relations amoureuses (peu importe l’orientation sexuelle).

La vie solitaire des écrivains

De nombreux passages illustrent la vie des écrivains: écriture solitaire, révision et édition, lancement, séances de signature, entrevues, etc. Je me suis reconnu plus d’une fois dans ces brèves mises en scène.

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L’autrice écrit que le monde littéraire est perçu comme « tellement civilisé: livres, bibliothèques, thé et petits gâteaux ». Or, voici que ce monde devient un milieu où l’on se fait tuer juste pour quelques mots.

Le dialogue est parfois casuistique, comme dans ce cas :
– Mais il n’est pas venu ?
– Non, Un fâcheux contretemps. Il était mort.

Les pistes pour trouver le ou les responsables des trois meurtres se multiplient allègrement. Je suis prêt à parier ma dernière chemise que vous ne trouverez jamais les coupables. Elles ne sortent pas d’un chapeau, mais confondent les enquêteurs les plus aguerris.

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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