Michael Cohen vs Donald Trump: toujours rien

États-Unis USA
L'ex-avocat de Donald Trump, Michael Cohen, était appelé à témoigner devant le comité des affaires judiciaires du Congrès américain ce mercredi 27 février.
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Ceux qui attendaient de Michael Cohen des révélations susceptibles de mener à la destitution du président Donald Trump ont été déçus.

De l’ex-avocat du président, qui témoignait au Congrès mercredi, on a eu droit à une énumération des pires défauts et travers de Trump – narcissique, bulshitteur, menteur, raciste – malheureusement déjà bien connus.

Stormy Daniels

Cohen a apporté des preuves d’un méfait dont on se doutait aussi, mais qui n’est pas vraiment un crime et qui est même excusable: avoir acheté le silence de l’actrice porno Stormy Daniels pendant la campagne électorale. Quel candidat aurait agi autrement?

Sur les allégations de collusion avec la Russie (illégale, immorale ou seulement inédite?), Cohen n’a offert qu’un mystérieux rendez-vous suggéré à l’oreille du candidat républicain par Donald Jr.

Il n’a même pas voulu confirmer que Trump lui ait explicitement demandé de mentir à l’enquête du FBI et au Congrès.

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Campagne commerciale

En fait, Cohen s’est davantage attardé aux négociations sur la construction d’un hôtel Trump à Moscou que sur le misérable détournement de démocratie via Facebook ou Wikileaks – l’explication éculée de la défaite de 2016 à laquelle s’accrochent encore les Démocrates et leurs médias incapables d’introspection.

Car Trump ne croyait pas à ses chances contre Hillary Clinton, a raconté Cohen, considérant sa campagne présidentielle comme une vaste opération promotionnelle pour sa marque de commerce. C’est probablement vrai, mais encore là pas vraiment illégal.

Par contre, Cohen accuse Trump de divers coups bas contre Clinton pour gagner à tout prix. Qu’il se branche: Trump comptait-il perdre ou gagner?

Coup d’État

Surtout, ce n’est pas avec de telles allégations, et à moins de deux ans du prochain scrutin, qu’on va intenter un procès criminel à Trump, encore moins amorcer des procédures en destitution.

Il en va d’ailleurs de la paix sociale aux États-Unis: Trump doit être battu ou réélu dans les urnes en novembre 2020 (ou à l’investiture du Parti républicain à l’été 2020), pas avant par des avocasseries qui équivaudraient à un coup d’État.

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