Maître Angela Ogang, un bouillon de cultures… juridiques

De l'Afrique à l'Amérique, en passant par l'Europe

Angela Ogang, avocate
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Dans la région de Toronto, il y a un grand nombre de juristes d’expression française. Cette semaine, je vous présente Maître Angela Ogang. 

Avocate bilingue, d’origine ougandaise, membre du Barreau de l’Ontario ainsi que du Barreau du Kenya, Angela Ogang est née en Côte d’Ivoire et a fait ses études secondaires en France où elle a obtenu son baccalauréat littéraire (Bac L).

Elle est titulaire d’un certificat en droit anglais de la London School of Economics, University of London, d’un diplôme en droit anglais et français (LL.B.) de l’Université d’Essex, d’un diplôme d’études juridiques françaises de l’Université de Strasbourg, et d’une maîtrise en droit commercial et en droit des sociétés (LL.M.) de Queen Mary, University of London.

Angela Ogang a son propre cabinet juridique

Afin de connaître le parcours qui a mené Angela Ogang à choisir Toronto pour s’établir et y ouvrir un cabinet juridique, faisons un voyage dans le temps et sur trois continents.

Les parents d’Angela quittent l’Ouganda à la fin des années 70 pendant le règne de terreur d’Idi Amin Dada. Ils s’installent au Kenya sur la côte Est de l’Afrique, puis en Côte d’Ivoire sur la côte Ouest où Angela passe la majeure partie de son enfance.

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En 1992, la famille Ogang déménage au Burundi, mais doit évacuer le pays deux ans plus tard au plus fort du génocide des Tutsis.

Les parents d’Angela se retrouvent une fois de plus au Kenya tandis qu’Angela est placée dans un internat en Haute-Savoie, dans les Alpes françaises, et, ensuite, en Normandie à une heure de Paris.

Après des études en droit à Londres et Essex (Royaume-Uni), Strasbourg (France) et Nairobi (Kenya), Angela Ogang choisit de fonder son cabinet juridique à Toronto.
Angela Ogang.

Londres, Essex, Strasbourg, Nairobi, Toronto

Une fois le baccalauréat en poche, Angela se rend au Royaume-Uni et s’inscrit dans un programme de droit anglais et français de quatre ans afin de recevoir une formation tant en droit civil qu’en common law.

Elle passe sa troisième année de droit à l’Université de Strasbourg, en France. À sa grande surprise, elle peut dorénavant traverser la frontière allemande sans être assujettie à un contrôle de passeport. Ce constat marque le début de son intérêt pour le droit de l’immigration.

En 2005, après avoir obtenu sa maîtrise, Angela part pour le Québec où vit l’une de ses sœurs depuis déjà plusieurs années.

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Mais la transition n’est pas facile pour Angela, principalement parce qu’elle n’a aucune «expérience canadienne» et qu’elle doit répondre aux exigences du Comité national sur les équivalences des diplômes de droit (CNE).

Expérience sur Bay Street

Implacable, Angela fait ses bagages et part pour l’Ontario où elle s’acharne sur les examens du CNE et acquiert une vaste expérience dans des rôles administratifs et de petites entreprises.

Angela travaille notamment au sein d’une institution financière dans le quartier financier de Toronto et acquiert des compétences approfondies en matière de conformité réglementaire, de gestion des risques, de protection de la vie privée et des renseignements personnels, et des ressources humaines.

En 2014, Angela a l’opportunité de travailler au Kenya dans le secteur de la santé, et c’est là-bas qu’elle décide finalement de devenir avocate. Elle s’inscrit à Riara University où elle suit le Programme de conformité en droit avant de rejoindre la Kenya School of Law en octobre 2015. Angela est admise au Barreau du Kenya en mars 2017 et au Barreau de l’Ontario un an plus tard.

Successions, immigration, affaires

Angela exerce maintenant le droit à son cabinet AngeLAW, dans le centre-ville de Toronto, et travaille avec une clientèle diversifiée. Elle offre ses services en français et en anglais, principalement en droit des successions, en droit de l’immigration, et en droit des affaires.

Elle cherche constamment à établir des relations durables et respectueuses par l’intermédiaire de différentes cultures, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle s’est lancée dans le droit des successions et le droit de l’immigration. Elle reconnaît que chaque individu a une situation unique et requiert une approche intégrée et sur mesure.

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Angela Ogang soutient plusieurs causes

Angela est bien ancrée dans sa communauté et elle soutient plusieurs causes qui lui tiennent à cœur.

Elle fait du bénévolat de façon régulière par l’entremise de la ligne d’assistance juridique gratuite de Pro Bono Ontario. Et elle travaille souvent avec la Black Business Law Clinic, qui a été fondée en 2016 pour aider les propriétaires de petites entreprises et les entrepreneurs de la communauté noire de l’Ontario à surmonter les obstacles auxquels ils sont confrontés.

Angela est notamment membre du Conseil de l’Association du Barreau de l’Ontario (ABO) et membre de l’exécutif de diverses sections de l’ABO, y compris la section Citoyenneté et immigration, le Forum des avocates, et la Division des jeunes juristes. Elle est également membre de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario (AJEFO).

On peut rejoindre Maître Angela Ogang sur LinkedIn, par courriel à [email protected], au numéro de téléphone 647-370-6237 ou, sur rendez-vous, en personne, au 1 rue King Ouest, bureau 4800, Toronto, M5H 1A1.

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