Louise Penny traduite en 26 langues

Armand Gamache enquête une 13e fois

Maisons de verre

Louise Penny, Maisons de verre, roman traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Montréal, Éditions Flammarion Québec, coll. Armand Gamache enquête no 13, 2018, 466 pages, 29,95 $.


29 août 2018 à 9h00

Louise Penny, écrivaine québécoise de langue anglaise, est traduite en 26 langues. Sa série «Armand Gamache enquête» a fait connaître le Québec partout dans le monde. Le tout dernier épisode s’intitule Maisons de verre et nous plonge dans deux intrigues parallèles, dont l’une n’est pas vraiment nécessaire.

Si Gamache enquête, c’est qu’il y a eu meurtre. À Three Pines cette fois-ci, presque sous les yeux de Gabri, Olivier, Myrna, Clara, Ruth, Reine-Marie et Armand, les principaux personnages de ce village fictif québécois à la frontière du Vermont.

Cobrador

Après l’Halloween, une fête costumée inclut un inconnu drapé et masqué de noir. Le lendemain et surlendemain, il reste dans le village, planté dans le parc des trois pins, épiant quelqu’un et rendant tout le monde mal à l’aise.

Armand Gamache, fraîchement nommé directeur de la Sûreté du Québec, ne dispose d’aucun motif pour l’appréhender.

Lorsqu’un cadavre est retrouvé dans la cave de la petite église Saint-Thomas, la silhouette noire a disparu, bien entendu. On l’avait associée au cobrador, mot espagnol qui signifie agent de recouvrement ou encore conscience. Une dette morale a-t-elle été payée?

Armand Gamache désespéré et furieux

«Entre règlement et dérèglement, la ligne de démarcation est mince…», écrit Louise Penny. Elle a déjà peint un Armand Gamache joyeux, abattu, fâché, préoccupé, mais jamais encore désespéré et furieux. Au point de se parjurer et de mentir au procureur de la couronne et à la juge.

Les lecteurs de Louise Penny savent que le bistro de Three Pines et dirigé par un couple gai, Gabri et Olivier. L’auteure ajoute cette fois-ci un autre couple de même sexe, la juge et sa compagne. Cette réalité va de soi.

Seconde intrigue inutile

L’auteure complique notre lecture en jonglant avec une seconde intrigue qui est axée sur un cartel de drogue. Elle s’avère très complexe et je m’en serais passé, car elle offre peu d’intérêt. J’ai sauté au moins 50 pages de péripéties dignes des Hells Angels et de Mom Boucher (mentionnés dans le roman).

En nous relatant un meurtre, Penny explique que ce ne sont pas les circonstances qui motivent une personne à poser le geste irréparable. À la base, il y a toujours une émotion incontrôlable qui est parois réprimée ou enfouie. Et une émotion a le temps de suppurer, de croître, de se déformer, de devenir grotesque.

État d’esprit

Les trois dernières pages du livre sont une Note de l’auteure où on peut lire que le village irréel de Three Pines est «un état d’esprit dans lequel nous nous trouvons lorsque nous préférons la tolérance à la haine. La gentillesse à la cruauté. La bonté à la brutalité. Lorsque nous choisissons d’être optimistes plutôt que cyniques. Chaque fois que ces conditions sont réunies, nous vivons à Three Pines.»

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

La station Kipling: circulez, y a rien à voir

Cette semaine, nous poursuivons les Visites Express consacrées aux extrémités du métro torontois. Après Finch et McCowan, nous nous sommes rendus à l'ouest de...
En lire plus...

21 février 2019 à 13h00

Common law en français: Calgary devance Toronto

Ian Holloway, doyen, Faculté de droit, Université de Calgary; Nickie Nikolaou, vice-doyenne (Calgary); Adam Dodek, doyen, Faculté de droit, Université d’Ottawa; Caroline Magnan, directrice du Programme de certification de common law en français; Alexandra Heine, étudiante de 3e année en droit (Calgary).
Un nouveau partenariat sur l'enseignement de la common law, conclu entre les facultés de droit de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Calgary, va...
En lire plus...

21 février 2019 à 11h00

Incertitude environnementale et arrogance humaine

roman
Le premier roman de Christiane Vadnais, Faunes, est un récit dystopique qui s’insère dans un courant de fiction climatique.
En lire plus...

21 février 2019 à 9h00

Ils ont apporté la rougeole à l’école

Encore un. Un père de famille qui se retrouve au centre d’une poussée de cas de rougeole, en Colombie-Britannique, reconnaît ne pas avoir fait...
En lire plus...

21 février 2019 à 7h00

Une assemblée citoyenne de l’AFO sur Facebook

Résistance
L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario organise sa première assemblée citoyenne en direct sur Facebook le mardi 26 février à 17 h.
En lire plus...

20 février 2019 à 17h10

McMichael accueille l’art pluriel de Françoise Sullivan

McMichael
Les femmes à l’honneur! Depuis le 16 février, le Musée d'art canadien McMichael ouvre ses portes à deux expositions itinérantes sur deux grandes artistes:...
En lire plus...

20 février 2019 à 13h00

Facebook, sauveur des journaux?

journaux, presse, médias
Responsable majeur de leur détresse, Facebook vient aujourd’hui au secours des journaux désemparés en promettant 300 millions $ pour divers projets de journalisme local....
En lire plus...

20 février 2019 à 11h00

Roman d’une culture générale transcendante

livre
L’action de Complot à l’Unesco, le tout dernier roman d’Alain Bernard Marchand, se déroule en grande partie à Paris, siège de l’institution onusienne du...
En lire plus...

20 février 2019 à 9h00

Traitement miracle? Posez ces deux questions

science
Une annonce pour le moins spectaculaire — un traitement pour le cancer dès 2020 — a attiré l’attention des médias il y a deux...
En lire plus...

20 février 2019 à 7h00

Bien plus qu’une école de métiers

Club canadien de Toronto
Le Collège Boréal est bien plus qu’une institution post-secondaire, près du quart de ses étudiants possédant déjà un diplôme universitaire et venant y trouver...
En lire plus...

19 février 2019 à 22h00

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur