Louise Penny traduite en 26 langues

Armand Gamache enquête une 13e fois

Maisons de verre
Louise Penny, Maisons de verre, roman traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Montréal, Éditions Flammarion Québec, coll. Armand Gamache enquête no 13, 2018, 466 pages, 29,95 $.
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Louise Penny, écrivaine québécoise de langue anglaise, est traduite en 26 langues. Sa série «Armand Gamache enquête» a fait connaître le Québec partout dans le monde. Le tout dernier épisode s’intitule Maisons de verre et nous plonge dans deux intrigues parallèles, dont l’une n’est pas vraiment nécessaire.

Si Gamache enquête, c’est qu’il y a eu meurtre. À Three Pines cette fois-ci, presque sous les yeux de Gabri, Olivier, Myrna, Clara, Ruth, Reine-Marie et Armand, les principaux personnages de ce village fictif québécois à la frontière du Vermont.

Cobrador

Après l’Halloween, une fête costumée inclut un inconnu drapé et masqué de noir. Le lendemain et surlendemain, il reste dans le village, planté dans le parc des trois pins, épiant quelqu’un et rendant tout le monde mal à l’aise.

Armand Gamache, fraîchement nommé directeur de la Sûreté du Québec, ne dispose d’aucun motif pour l’appréhender.

Lorsqu’un cadavre est retrouvé dans la cave de la petite église Saint-Thomas, la silhouette noire a disparu, bien entendu. On l’avait associée au cobrador, mot espagnol qui signifie agent de recouvrement ou encore conscience. Une dette morale a-t-elle été payée?

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Armand Gamache désespéré et furieux

«Entre règlement et dérèglement, la ligne de démarcation est mince…», écrit Louise Penny. Elle a déjà peint un Armand Gamache joyeux, abattu, fâché, préoccupé, mais jamais encore désespéré et furieux. Au point de se parjurer et de mentir au procureur de la couronne et à la juge.

Les lecteurs de Louise Penny savent que le bistro de Three Pines et dirigé par un couple gai, Gabri et Olivier. L’auteure ajoute cette fois-ci un autre couple de même sexe, la juge et sa compagne. Cette réalité va de soi.

Seconde intrigue inutile

L’auteure complique notre lecture en jonglant avec une seconde intrigue qui est axée sur un cartel de drogue. Elle s’avère très complexe et je m’en serais passé, car elle offre peu d’intérêt. J’ai sauté au moins 50 pages de péripéties dignes des Hells Angels et de Mom Boucher (mentionnés dans le roman).

En nous relatant un meurtre, Penny explique que ce ne sont pas les circonstances qui motivent une personne à poser le geste irréparable. À la base, il y a toujours une émotion incontrôlable qui est parois réprimée ou enfouie. Et une émotion a le temps de suppurer, de croître, de se déformer, de devenir grotesque.

État d’esprit

Les trois dernières pages du livre sont une Note de l’auteure où on peut lire que le village irréel de Three Pines est «un état d’esprit dans lequel nous nous trouvons lorsque nous préférons la tolérance à la haine. La gentillesse à la cruauté. La bonté à la brutalité. Lorsque nous choisissons d’être optimistes plutôt que cyniques. Chaque fois que ces conditions sont réunies, nous vivons à Three Pines.»

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