Armand Gamache est doublement de retour

Louise Penny, Un outrage mortel, roman traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Montréal, Éditions Flammarion Québec, 2017, 496 pages, 29,95 $.
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La 13e enquête d’Armand Gamache a été traduite en français et Louise Penny continue de séduire ses lecteurs avec Un outrage mortel. Après avoir nettoyé la Sûreté du Québec, Gamache doit maintenant faire le ménage dans l’école qui forme les policiers, laquelle «fait penser à un grand trou de merde».

Le commandant Gamache fait toujours preuve de grandeur d’âme, ses pas ne dégagent pas une force mais plutôt une puissance. Il doit affronter certains profs qui ne se content pas d’enseigner comment attraper des criminels, mais qui montrent indirectement comment violer la loi sans se faire prendre.

Un de ces profs est trouvé mort dans son petit appartement situé au même étage que le bureau de Gamache qui le détestait honorablement. Le tueur a laissé diverses empreintes partielles sur l’arme du crime, y compris celles de Gamache.

Louise Penny
Louise Penny

L’inspectrice-chef de la Sûreté du Québec mène l’enquête, mais un agent de la GRC suit tout de près. Il ne tarde pas à trouver que Gamache a pris des décisions jugées irréfléchies, carrément mauvaises ou frôlant la folie. Il le place en tête de liste des suspects.

Louis Penny démontre bien que «la seule chose plus dangereuse qu’un tueur, c’est un tueur qui se sent pris au piège». Elle illustre aussi qu’un cadavre vaut parfois mieux qu’un suspect vivant.

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Comme dans d’autres épisodes d’«Armand Gamache enquête», on est appelé à se demander s’il est correct de contrevenir à la loi pour mieux servir la justice…

Tous les personnages de Three Pines reviennent et ajoutent leur grain de sel (ou de poivre) à cette enquête. Ils accueillent quatre élèves à qui Gamache a confié une tâche ou exercice d’orientation. L’un d’eux est gai et anglophone – rien à redire là-dessus, «mais gai, anglophone et apprenti policier, c’était une autre paire de manches».

Une élève porte des tatous et a les arcades sourcilières, les oreilles, les lèvres, la langue et le nez percés. Un de ses collègues a peur de mourir, elle a peur de vivre.

Un outrage mortel est un roman où plusieurs sous-intrigues s’entrecroisent. On y voit que «la haine soude aussi sûrement, aussi fortement que l’amour». Et aussi que «les pires criminels ne se trouvent pas dans les ruelles glauques, ils sont assis dans nos cuisines, à nos tables. Peu spectaculaires et toujours humains.»

Penny illustre une fois de plus que n’importe quel idiot peut se servir d’une arme. «Se servir de sa tête, en revanche, exige des habiletés, de la patience et beaucoup de sang-froid.»

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Le style de l’auteure demeure toujours aussi coloré. Elle écrit, par exemple qu’une question atterrit sur quelqu’un «telle une enclume sur un chat de dessins animés».

La 14e enquête d’Armand Gamache est déjà parue en anglais; la version française de Glass Houses ne sera disponible qu’en août 2018.

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