L’Ontario a vécu une «légère récession technique»

Selon le Bureau de la responsabilité financière

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Le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario rapporte que la province a vécu une «légère récession technique» fin 2025 début 2026. Photo: DepositPhotos.com
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Publié 20/08/2026 par Émilie Gougeon-Pelletier

Le chien de garde des finances de l’Ontario rapporte que la province a vécu une «légère récession technique» à la fin de 2025 et au début 2026. On vous explique.

Mais une «récession technique», qu’est-ce que ça veut dire?

Une récession technique est observée lorsque le produit intérieur brut (PIB) réel recule durant deux trimestres consécutifs, explique le Bureau de la responsabilité financière (BRF), dans un rapport publié ce 19 août.

Ces périodes de récession technique «sont généralement causées par des facteurs uniques de courte durée», précise le chien de garde financier de l’Ontario.

Il rappelle notamment certains exemples du passé, comme l’année 2003, marquée par une panne d’électricité de grande ampleur et l’épidémie de SRAS, ou plus récemment, la pandémie de covid.

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Jeffrey Novak, directeur du Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario. Photo: Assemblée législative de l’Ontario

Qu’est-ce que ça prend pour une récession tout court?

Les ralentissements économiques qui durent trois trimestres consécutifs ou plus peuvent être qualifiés de «récessions générales», explique le BRF, rappelant la récession causée par la crise financière de 2008-2009.

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Pourquoi l’Ontario a vécu une «légère récession technique»?

Le chien de garde se fie sur «la mesure la plus générale de l’activité économique», soit le PIB réel de l’Ontario, pour expliquer ce phénomène.

Celui-ci a diminué de 0,1% au premier trimestre de 2026, après avoir connu une diminution de 0,3% au trimestre précédent.

Même s’il avait projeté que le PIB réel annuel de l’Ontario augmenterait de 1,4% en 2026 dans son dernier rapport, le Bureau de la responsabilité financière indique que les événements mondiaux récents, «l’augmentation vertigineuse» du prix du pétrole et la chute de la population de l’Ontario, entre autres, ont exercé une pression sur ses projections de la croissance économique de la province pour cette année.

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Récessions.

Du positif au deuxième trimestre

Malgré tout, le chien de garde financier de la province note que les derniers indicateurs économiques suggèrent que l’Ontario a connu «une forte embellie» au deuxième trimestre de 2026.

Les derniers indicateurs économiques laissent entrevoir une forte progression de l’économie de l’Ontario au deuxième trimestre de 2026 et affichent des gains notables tant au niveau de la consommation des ménages que de l’activité des entreprises.

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«Notre gouvernement a adopté une approche prudente en matière de budget provincial et, par conséquent, les finances de l’Ontario sont aujourd’hui plus solides qu’elles ne l’ont été depuis plus de dix ans», a indiqué la directrice des communications du ministre des Finances de l’Ontario, Sarah Chapin.

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Inflation.

Emploi

Le BRF constate des progrès notables en matière d’emploi, de vente au détail, de ventes de produits manufacturés, de commerce de gros et de balance commerciale internationale.

Le taux de chômage de l’Ontario a reculé de 0,3 point de pourcentage, passant de 7,5% au premier trimestre de 2026 à 7,2% au deuxième trimestre, soit le taux le plus bas depuis près de deux ans, selon le chien de garde.

L’emploi en Ontario a augmenté de façon importante, explique-t-il dans son rapport, soit de 61 900 postes (ou 0,8%) comblés au deuxième trimestre de cette année, après une diminution de 52 900 postes au trimestre précédent.

Le ministère des Finances affirme, dans un courriel envoyé au Droit, avoir créé 199 000 nouveaux emplois au cours des quatre derniers mois.

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Chômage.

Logement

Le Bureau de la responsabilité financière rapporte par ailleurs une hausse des mises en chantier de logement au deuxième trimestre de 2026.

La province a atteint 17 600 unités de mises en chantier, une augmentation de 12,9% par rapport au trimestre précédent.

Il précise que 85% de l’ensemble des mises en chantier concernaient des immeubles à logements multiples, alors que 15% étaient des maisons individuelles.

Or, malgré cette hausse, les mises en chantier de logements en Ontario sont restées inférieures à leur moyenne sur 12 trimestres au cours de six des sept derniers trimestres.

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