L’insécurité linguistique en grande finale de Ma thèse en 180 secondes

Participants réunis
Les participants à la finale ontarienne du concours Ma thèse en 180 secondes sur la scène du Théâtre Glendon le 12 mars. Photos: Anna Vigne, l-express.ca
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Publié 19/03/2026 par Anna Vigne

C’est une thèse de doctorat sur l’insécurité linguistique chez les francophones hors Québec, celle de Sara Zoghbi, de l’Université de Toronto, qui représentera l’Ontario à la grande finale du concours Ma thèse en 180 secondes à Trois-Rivières le 25 mars.

L’étudiante a convaincu le jury de la finale ontarienne, qui se déroulait le 12 mars au Théâtre Glendon, sur le campus bilingue de l’Université York, sous l’égide de l’Acfas Toronto Centre-Sud-Ouest. Si elle impressionne à nouveau le jury national, elle accèdera au concours international!

Résumer des mois et parfois des années de travail en trois minutes, pas une seconde de plus, semble impossible. Pourtant les onze participants ontariens – cinq doctorants, deux en maîtrise et quatre de niveau collégial ou de baccalauréat – ont relevé le défi. Les lauréats recevaient des bourses variant de 350 à 700 dollars.

Le titre de la thèse de Sara Zoghbi s’intitule «Pluralité, identité et transformation: une relecture de la francophonie au Canada à travers ses diversités culturelles, linguistiques et historiques».

Marie-Élaine Lebel du Campus Glendon de l’Université York, présidente de Acfas Toronto Centre Sud-Ouest remets 1er prix dans la catégorie "Doctorat" à Sara Zoghbi
Marie-Élaine Lebel, professeure à Glendon, présidente de Acfas Toronto Centre Sud-Ouest, remet le premier prix à Sara Zoghbi. Photo: Acfas

Dans cette catégorie doctorat, les autres présentations portaient sur:

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  • «l’impact des insectes sur les surfaces des moyens de transport»;
  • «la transition séculière et la transmission religieuse au Canada, aux États-Unis et en Europe: une analyse quantitative des effets de la migration et de la socialisation religieuse au sein de la famille»;
  • «comment les personnes sourdes vivant en milieu francophone et leurs familles perçoivent elles le choix de la langue des signes québécoise comparativement à l’American Sign Language comme langue de scolarisation»;
  • «tarification gouvernementale et externalité de réseau: comment le déploiement d’une infrastructure de recharge rapide influence l’adoption des véhicules électriques».
Nicolas Haddad, Radio-Canada animateur ma thèse 180 secondes
L’animateur de la soirée, Nicolas Haddad.

L’évènement à Glendon était animé par Nicolas Haddad, présentateur de l’émission Y a pas deux matins pareils à Radio-Canada Toronto.

«Derrière une thèse», rappelle-t-il, «il y a bien plus qu’un sujet académique, il y a les passions des gens, un projet de vie qu’on a découvert en chemin.»

Le jury qui a dû départager ces étudiants passionnées et passionnants était composé de: Kathleen Adams, directrice des communications chez TFO; Eunice Boué, directrice du Salon du livre de Toronto; Marco A. Fiola, principal du Campus Glendon de l’Université York; François Bergeron, rédacteur en chef de L’Express de Toronto, et Chantal Bois, professeure et chercheuse en éducation au Collège La Cité.

De gauche à droite: Chantal Bois, Professeure et chercheuse en éducation au Collège de La Cité, Eunice Boué, directrice du Salon du livre de Toronto; François Bergeron, rédacteur en chef de l’Express.ca, Kathleen Adams, Directrice des communications chez TFO, Marco A. Fiola, Principal du Campus de Glendon.
Le jury: Chantal Bois, Eunice Boué, François Bergeron, Kathleen Adams, Marco A. Fiola.

Maîtrise

Dans la catégorie maîtrise, le premier prix a été décerné à Rebecca Sarchese, de Glendon, pour sa thèse intitulée «La médiation normative dans la traduction littéraire des identités sourdes: le choix de la terminologie employée en français et en espagnol».

Dans la même catégorie, l’autre candidate cherchait à «augmenter notre apprentissage dans un cours en utilisant des phénomènes de laboratoire».

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Rebecca Sarchese passage ma thèse 180 secondes 1er prix catégorie maîtrise
Rebecca Sarchese.

Prix du public

Dans la catégorie collège et baccalauréat, le jury a choisi de donner la première place à Laura Birate du Collège La Cité à Ottawa.

Le titre de sa thèse: «Profilage, immuno-enzymatique des biomarqueurs de l’endométriose», un problème de santé spécifique aux femmes.

Un sujet complexe en apparence, mais vulgarisé à la perfection par une étudiante qui a comparé sa démarche scientifique à une enquête criminelle.

Kathleen Adams de TFO remets 1ere place collège et baccalauréat à Laura Birate.
Kathleen Adams remet le 1er prix dans la catégorie collège et baccalauréat à Laura Birate. Photo: Acfas

C’est aussi dans cette catégorie qu’a été attribué le prix Coup de cœur du public à Dorval Tchiazonde, de l’Université de l’Ontario français, que le jury avait classée en seconde place, pour sa thèse «Les disparités de l’aide humanitaire américaine dans les pays en situation de crise: le cas de la République Démocratique du Congo et de l’Ukraine».

Les autres étudiants de niveau collège et baccalauréat ont présenté des thèses sur «les compétences pour réussir à mieux inclure les personnes en situation de handicap sur le marché du travail», ainsi que sur «les inégalités spatiales de l’accès à l’éducation francophone à Toronto».

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Nathalie Méthot coup cœur public à Dorval Tchiazonde
Nathalie Méthot, professeure au Collège La Cité, membre du comité d’organisation de Ma thèse en 180 secondes, remet le prix Coup de coeur du public à Dorval Tchiazonde.
Gagnants ma thèse 180 secondes
Les gagnants de la finale ontarienne du concours Ma thèse en 180 secondes.

Cette édition de Ma thèse en 180 secondes a permis de mettre en avant le talent et la diversité de la recherche des étudiants francophones ou francophiles de nos universités ontariennes.

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