Les surréalistes débarquent à l’AGO

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Un faux homard accroché au combiné d’un téléphone à cadran, une causeuse rouge en forme de lèvres et une image de mains flottantes avec des yeux dans les paumes font partie des objets qui forment l’exposition «Surreal Things», présentée au Musée des beaux-arts de l’Ontario (Art Gallery of Ontario, AGO).

Ce passage au musée torontois est le seul arrêt prévu en sol nord-américain pour la collection mise sur pied par le Victoria and Albert Museum de Londres. Elle inclut 180 oeuvres d’artistes surréalistes tels que Salvador Dali, Giorgio de Chirico, Joan Miro, Max Ernst et René Magritte. Elle se poursuivra jusqu’au 30 août.

À travers des toiles, des photos, des sculptures, de la céramique, des meubles, des vêtements, des bijoux, des tissus et des films, l’exposition examine l’influence du surréalisme sur l’univers du design et les tensions suscitées par la commercialisation du mouvement artistique qui a tenté de changer les perceptions dans les années 1920 et 1930, a expliqué la conservatrice du musée londonien, Ghislaine Wood.

«Ce n’est pas une exposition qui vise à présenter le surréalisme comme un mouvement artistique d’avant-garde, expliquait Mme Wood, mardi, lors d’une visite de presse.

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C’est une exposition qui explore comment le surréalisme s’est intégré très rapidement à toutes les sphères du design au cours de la période classique, c’est-à-dire entre les guerres.

«Cela a affecté la vie quotidienne des gens à travers les magazines de mode, la mode, les films, la photographie, la décoration intérieure et un genre d’esthétique surréaliste», a-t-elle ajouté. L’exposition a été présentée pour la première fois au Victoria and Albert Museum en mars 2007. Elle a ensuite été vue à Rotterdam, aux Pays-Bas, et à Bilbao, en Espagne. Certains musées américains pensent à la présenter, mais rien n’a encore été confirmé, selon le directeur du MBA de l’Ontario, Matthew Teitelbaum. «Nous croyons que nous serons le seul endroit à la présenter en Amérique du Nord», a-t-il dit.

L’exposition a été modifiée pour Toronto, certaines des oeuvres ayant été rendues à leurs propriétaires, qui les avaient prêtées, a expliqué Mme Wood. L’exposition torontoise présentera cependant certains objets qui n’étaient pas dans la version européenne, dont des oeuvres du Museum of Modern Art de New York, du Wadsworth Atheneum de Hartford, au Connecticut, et du Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.

Les faits saillants de l’exposition incluent une causeuse en forme de lèvres faite par Dali et Edward James en 1938. On y retrouve également le «Téléphone aphrodisiaque» de Dali, surmonté d’un crustacé en plastique.

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