Les Républicains français à Toronto pour parler immigration

Les parlementaires Républicains français parlent immigration et AECG
Guillaume Chevrollier (sénateur de la Mayenne), Pierre-Henri Dumont (député du Pas-de-Calais), Damien Abad (député de l’Ain et vice président du parti), Virginie Duby-Muller (député de la Haute-Savoie et secrétaire générale du parti) et Christine Lavarde (sénatrice des Hauts-de Seine)
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Samedi 3 mars, une délégation de parlementaires français du parti Les Républicains était au restaurant torontois Le Marché, rue Yonge: l’occasion pour les députés et sénateurs de la droite de l’échiquier politique français de répondre aux questions des intéressés pour, éventuellement, reconquérir le coeur des électeurs français du Canada qui ont voté «En Marche» eux aussi l’an dernier.

La discussion portait notamment sur l’immigration – alors qu’une réforme de l’immigration et du droit d’asile est en discussion en ce moment au Parlement français – et sur des sujets concernant à la fois le Canada et la France, comme l’AECG, l’accord de libre-échange Canada-Europe.

Autour de la table se trouvait une France bien mise en valeur, tous les secteurs de l’Hexagone étant représentés, avec un équilibre parfait entre le nombre d’hommes et femmes, mais aussi entre députés et sénateurs.

On retrouvait en effet Damien Abad (député de l’Ain et vice-président du parti), Virginie Duby-Muller (député de la Haute-Savoie et secrétaire générale adjointe du parti), Pierre-Henri Dumont (député du Pas-de-Calais), Christine Lavarde (sénatrice des Hauts-de Seine) et Guillaume Chevrollier (sénateur de la Mayenne).

Servir de parti d’opposition

À propos du projet de loi Asile et Immigration portée par le président Emmanuel Macron, les Républicains se sont montrés plutôt réservés.

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«Ce projet se veut révolutionnaire, mais ne change pas grand-chose», opine Pierre-Henri Dumont. Le groupe LR insiste sur l’importance de son rôle d’opposition: «on est en train de formuler une série de cinq propositions sur cette loi», souligne le député.

Les débats ont aussi porté sur la vague populiste rencontrée par l’Europe, actualisée par l’Italie où une coalition de partis nationalistes et le Mouvement 5 étoiles populiste ont fortement progressé aux élections du lendemain.

Pour Pierre-Henri Dumont, il est alors nécessaire d’insister sur «une Europe à plusieurs vitesses».

Quand l’Europe ne s’entend plus, la politique française cherche alors d’autres alliés, comme le montre l’accord avec le Canada. Sur cette question, Damien Abad souligne l’importance de construire «un contrôle efficace» des normes avec «un principe de réciprocité fiable».

Retrouver la confiance des expatriés

La visite des parlementaires LR survient peu après la tempête provoquée par les propos de leur chef Laurent Wauquiez enregistrés dans une école de commerce à Lyon, où il critique très sévèrement ses adversaires et plusieurs personnalités politiques françaises et européennes.

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Pour Christine Lavarde, il s’agit en réalité «d’un grand emballement médiatique»: la droite, dit-elle, ce n’est pas que cela.

La rencontre torontoise a été organisée par Xavier Kleinermann, pour qui «la venue de ces politiciens est importante, non pas pour comparer mais pour tirer des leçons de ce qui marche au Canada». C’était la dernière étape du voyage de ces élus français après Montréal et Ottawa, gérée et financée par l’ambassade du Canada à Paris.

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