Lorsqu’on pense aux collectionneurs, l’image qui nous vient souvent à l’esprit est celle d’un(e) enfant qui ramasse de petits objets dans la nature ou, parfois, le visage d’un homme d’un certain âge penché sur sa collection de timbres-poste.
Mais des collectionneurs, il y en a de tous les âges et l’activité n’est pas réservée uniquement aux hommes. Quant aux collections, il y en a pour tous les goûts, allant des petites voitures du genre Matchbox aux cônes orange de la circulation!
Alors, pourquoi les collectionneurs accumulent-ils avec tant d’énergie des objets, précieux à leurs yeux, mais qui ne sont pas toujours d’une grande valeur monétaire?

«Objet transitionnel»
Plusieurs psychologues voient dans le fait de collectionner un comportement multifactoriel.
Pour commencer, ils décrivent l’activité comme une sorte de prolongement du collectionneur qui naît dans la petite enfance. Dès que l’état fusionnel initial entre le bébé et sa mère est perturbé, c’est-à-dire au moment où le nourrisson se rend compte que sa mère peut s’absenter, le jeune enfant vit un premier traumatisme. Il ne voit plus sa mère et ne comprend pas pourquoi elle n’est plus là.





