Lecture : une forêt de 2000 élèves

Festival des arbres pour les jeunes et leurs auteurs favoris à Harbourfront

Le soleil était au rendez-vous à Harbourfront pour profiter pleinement de l'événement. Photo: Jean-François L'Heureux.
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Près de 2000 élèves, francophones et francophiles, sont venus participer vendredi à la remise des prix de littérature jeunesse La Forêt de la lecture, au Centre Harbourfront. Au programme: rencontres avec les auteurs, séances de dédicaces, ateliers, etc.

Voici le palmarès:

Claudia Larochelle dans la catégorie Prix Peuplier pour son livre La doudou qui aimait trop le chocolat.

Paul Roux pour le Prix Tamarac avec Gladiateurs virtuels.

Éveline Payette pour le Prix Tamarac Express pour leur livre Mammouth rock.

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Prix peuplier: La doudou qui aimait trop le chocolat, de Claudia Larochelle, illustré par Maira Chiodi (Éditions de la Bagnole). Prix Tamarac: Gladiateurs virtuels, de Paul Roux (Bayard Jeunesse). Prix Tamarac Express: Mammouth Rock, d’Éveline Payette, illustré par Guillaume Perreault (La courte échelle).

Festival littéraire pour enfants

C’est à l’occasion du Festival des arbres, le plus grand festival littéraire pour enfants du Canada, co-organisé par l’Association des bibliothèques de l’Ontario (ABO) et le Toronto International Festival of Authors (TIFA), que la remise de prix de la Forêt de la lecture prend place chaque année.

Nous avons pu discuter avec quelques lauréats francophones, auteurs et illustrateurs, lors d’un cocktail organisé par le Bureau du Québec à l’hôtel Strathcona jeudi soir, la veille de la remise de prix au Centre Harbourfront.

«C’est principalement une activité de maillage pour que les auteurs rencontrent des intervenants du milieu littéraire torontois», explique Manon Côté, attachée aux affaires publiques et à la francophonie du Bureau du Québec.

Le cocktail s’est tenu à l’hôtel Strathcona.

«On espère que de ce petit cocktail naîtront de grands projets»

 

Parmi les personnalités attendues, Gabriel Osson, président de l’Association des auteurs francophones de l’Ontario, Peter Kupidura, chef des services français des bibliothèques de Toronto, ou encore les représentantes du festival littéraire «The Word on the street», dont la section francophone a été créée en 2017, étaient présents.

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«C’est la première année que le Bureau du Québec s’implique véritablement dans l’événement», souligne Manon Côté.

Manon Côté, Eugenia Doval et Meredith Tutching.

Une journée consacrée aux auteurs francophones

Créé en 1994, le programme La Forêt de la lecture invite les lecteurs ontariens à se prononcer sur leurs livres canadiens préférés. Près de 250 000 participants, jeunes et adultes confondus, sont recensés chaque année.

Depuis 2009, un volet francophone a vu le jour, décliné en trois prix jeunesse: le prix Tamarac, décerné par les élèves de la 4e à la 6e année (roman ou documentaire), le prix Tamarac Express choisi par les jeunes des écoles francophones et d’immersion française de la 4e à la 6e année et le prix Peuplier, octroyé par les tout-petits, de la garderie à la 2e année (albums). Ces niveaux scolaires ne sont néanmoins qu’une suggestion;  les lecteurs moins férus peuvent par exemple lire des livres de la catégorie Peuplier alors qu’ils sont dans une classe de 6e année.

Dix livres sont sélectionnés par catégorie, et les gagnants sont ensuite choisis, parmi ces dix, par les lecteurs.

Mais depuis 2014, dans le cadre du Festival des arbres (trois jours), une journée entière est consacrée aux auteurs et illustrateurs francophones, qui peuvent aller à la rencontre de leurs lecteurs. Ils animent également des ateliers tout au long de l’événement.

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«2000 jeunes francophones sont attendus. Ils sont là pour vous. Certains vous suivront même peut-être jusqu’aux toilettes pour avoir des autographes», a souligné en souriant Eugenia Doval, co-présidente des prix de «La Forêt de la lecture».

Rencontre avec quelques auteurs

Marie-Hélène Jarry, finaliste pour la deuxième fois consécutive à ce programme, était en lice cette année pour le prix Tamarac Express, pour son petit roman Perdue sans elle, dans lequel elle adopte le point de vue d’une valise perdue recueillie par deux petites filles qui vont partir à la recherche de sa propriétaire.

Marie-Hélène Jarry

Tout comme Marie-Hélène Jarry, Daniel Marchildon, en lice pour le prix Tamarac Express, adopte une perspective autre qu’humaine dans son livre La longue histoire de la petite vache, de son joli nom Kana.

Joujou Turenne, autrice de Montréal, en lice pour la première fois, pour le prix Tamarac, s’est dite «très excitée» par l’événement. Dans son livre Joujou Turenne raconte Mandela, l’écrivaine vulgarise l’histoire de ce grand personnage, afin de sensibiliser le lecteur, en évitant tout côté moralisateur.

«Mandela inspire de nombreuses personnes, et pas seulement d’Afrique du Sud», témoigne l’autrice originaire d’Haïti.

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Joujou Turenne

C’est aussi une première pour Janou-Ève LeGuerrier, très heureuse d’être présente pour l’occasion. «C’est grandiose», lance-t-elle, avant d’ajouter: «Être ici, c’est déjà un prix».

«C’est très intéressant de rencontrer la communauté littéraire francophone de Toronto, car nous ne rencontrons pas les mêmes problèmes au Québec, où le français est un acquis», a-t-elle ajouté.

Janou-Ève LeGuerrier, Yves Dumont, et Mathieu Lampion.

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