«Les jeunes du Grand Toronto lisent beaucoup plus en anglais pour le plaisir», selon Nadia Caidi, professeure titulaire à la Faculté des sciences de l’information de l’Université de Toronto. «La lecture en français reste beaucoup plus confinée au cadre scolaire.»
Elle souligne que cette réalité touche plusieurs élèves, tant dans les conseils scolaires francophones que dans les programmes d’immersion: le français demeure associé aux exigences académiques, tandis que l’anglais s’impose dans les pratiques de lecture de plaisir.

Parmi les causes évoquées, elle met en lumière un déficit de communication et de sensibilisation aux services offerts par les bibliothèques scolaires et publiques, ainsi qu’un manque d’information sur les collections disponibles.
Elle observe également une rupture marquée: si les ressources sont abondantes jusqu’en sixième année, une forme de déconnexion s’installe au secondaire. Les contenus proposés y sont à la fois moins adaptés aux goûts des jeunes et plus rares, contribuant à leur éloignement de la lecture.
Lire ou ne pas lire: au-delà de la question
Le Centre de recherche en éducation franco-ontarienne (CRÉFO), en partenariat avec l’Observatoire en immigration francophone au Canada (OIFC), a organisé, ce lundi 6 avril, une conférence intitulée «Lire ou ne pas lire?: ceci n’est pas la question (pour les jeunes en contexte minoritaire)».





