Avec sept sièges vacants et huit départs à la retraite cette année, le Sénat du Canada attend de nouvelles nominations, notamment francophones. Près d’un an après l’élection de son gouvernement minoritaire, le premier ministre, Mark Carney, n’a toujours pas clarifié sa vision de l’institution.
Mark Carney n’a pas encore dévoilé s’il souhaite garder le Sénat indépendant, instauré par Justin Trudeau, ou revenir à la version partisane.
«Est-ce que le premier ministre est satisfait avec le travail du Sénat [dans] le contexte d’un Sénat indépendant? Pour nous, ce n’est pas nécessairement clair», affirme d’emblée la sénatrice franco-ontarienne Bernadette Clément.
Pour son prédécesseur Justin Trudeau, «ça faisait partie de son discours sur la société de rendre le Sénat indépendant».
En effet, les postes au Sénat étaient nommés de façon partisane jusqu’en 2015; un premier ministre conservateur nommait des sénateurs et sénatrices d’allégeance conservatrice, un premier ministre libéral nommait des libéraux. Lors de son accession au pouvoir, Justin Trudeau a instauré un système de candidatures et le Comité consultatif indépendant sur les nominations au Sénat.




