Le projet d’un TGV Toronto-Windsor se précise

Avec l'électrification du réseau

Un TGV imaginé par l'Ontario pour le rapport de David Collenette.
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La conception d’un train à grande vitesse (TGV) Toronto-Winsdor se précise avec la création par le gouvernement de l’Ontario, le mois dernier, d’une équipe consultative d’experts.

Ses missions: fournir le soutien stratégique et consulter les secteurs privé et public, les municipalités et les collectivités pour construire ses prévisions.

La constitution de cette équipe était «l’étape suivante» recommandée par l’ex-ministre David Collenette, «conseiller spécial pour le train à grande vitesse», dans un rapport en décembre 2016.

Divers projets de TGV Québec-Windsor, Montréal-Toronto, Montréal-New York sont évoqués, plus ou moins sérieusement, en Ontario, au Québec et à Ottawa, depuis quelques décennies.

Carrefour dynamique

Le corridor Toronto-Windsor serait tout indiqué, a indiqué la première ministre Kathleen Wynne le 23 octobre devant les membres de la Chambre de commerce du Grand Kitchener-Waterloo, «car il s’agit d’un carrefour d’entreprises en démarrage à la fine pointe, d’instituts de recherche ainsi que de producteurs du secteur manufacturier et du secteur de l’agriculture. De plus, la région se développe plus rapidement que le réseau actuel de transport.»

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Pouvant atteindre les 250 kilomètres à l’heure, un TGV Toronto-Windsor ferait passer le temps de trajets entre ces deux villes de 4 heures à 2 heures, en desservant des arrêts comme Windsor, Chatham, London, Kitchner-Waterloo, Guelph, et la gare de l’Union à Toronto, avec une liaison vers l’aéroport Pearson.

L’horizon 2031 est envisagé pour l’entrée en fonction de ce TGV.

Hydrogène

Par ailleurs, le gouvernement provincial s’intéresse aussi à un procédé innovant à base d’hydrogène qui pourrait être applicable au réseau ferroviaire GO Transit.

Le 16 novembre, 200 experts et chefs de file de l’industrie étaient réunis pour discuter de l’étude de faisabilité Hydrail sur la conception des trains mus à l’hydrogène.

Ce serait «une solution plus verte» que le diesel, selon Kathleen Wynne. La province  a clôturé récemment une demande de propositions visant à montrer comment un système de piles à combustible à hydrogène pourrait être intégré dans un train à deux niveaux de type unité multiple électrique.

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Wagons auto-propulsés

Il s’agit d’un train à énergie électrique composé de multiples wagons auto-propulsés et reliés entre eux. Un tel train ne nécessite pas l’utilisation d’une locomotive, car les moteurs électriques sont incorporés dans chaque wagon.

Parmi les exemples actuellement en service – électriques, mais pas encore au moyen de l’hydrogène – mentionnons le Heathrow Flyer au Royaume-Uni, l’AGV en France et les rames de métro Toronto Rocket de la TTC.

Les trajets hebdomadaires à travers l’ensemble du réseau ferroviaire de GO vont croître d’environ 1500 à près de 6000 d’ici 2025, avec un service bidirectionnel de 15 minutes toute la journée pour les navetteurs et les familles de la grande région métropolitaine de Toronto-Hamilton et au-delà.

Chaque wagon des nouvelles rames du métro de Toronto est déjà mû séparément.
Chaque wagon des nouvelles rames du métro de Toronto est déjà auto-propulsé.

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