Le président de la Côte d’Ivoire réélu avec 94% des voix

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Côte d'Ivoire: le président Ouattara et la capitale Abidjan.
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C’est un troisième mandat triomphal que prétend entamer le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, réélu en début de semaine avec plus de 94% des voix, un score digne des pires régimes totalitaires.

Des manifestations contre le président ont fait des dizaines de morts depuis le mois d’août, et encore cette semaine.

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«Inconstitutionnel»

Les partis d’opposition ont boycotté ce scrutin «inconstitutionnel» parce que la Constitution ne prévoit qu’un élu ne puisse gouverner que pendant deux mandats. Ouattara lui-même avait promis de ne pas se présenter pour un troisième mandat, mais il a changé d’idée cet été après la mort de son successeur désigné, le premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

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«La Côte d’Ivoire a besoin de stabilité», a déclaré M. Ouattara le 31 octobre. «C’est au nom de cette stabilité que j’ai accepté de faire ce mandat, auquel j’avais renoncé.»

Ouattara avait délogé par la force le président Laurent Gbagbo en 2010. Ce dernier avait été élu en 2000 mais s’accrochait au pouvoir après avoir perdu une élection jugée démocratique par les observateurs internationaux.

Ouattara avait déjà été premier ministre au début des années 1990 sous Félix Houphouët-Boigny, «le père de l’indépendance» du pays en 1960, qui a régné jusqu’à sa mort en 1993. Musulman de l’ethnie mandingue, «l’ivoirité» de Ouattara a longtemps été contestée par le régime Gbagbo.

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La Côte d’Ivoire, en Afrique de l’Ouest.

Bras de fer politique en Côte d’Ivoire

Le bras de fer se poursuit suite à cette réélection controversée. Un des chefs de l’opposition a mis en place un «conseil national de transition».

Dans la diaspora ivoirienne, en France et au Canada notamment, c’est la consternation et la crainte de voir les violences politiques empirer en Côte d’Ivoire. La plupart de ceux qui ont été rejoints par les médias ou qui ont accepté de leur parler contestent la légitimité de ce troisième mandat.

Les appels au dialogue pour sortir de l’impasse proposent d’organiser de nouvelles élections, de former un gouvernement d’union nationale ou de favoriser une transition pacifique.

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