«Crise anglophone» au Cameroun: massacre dans une école

Samedi 24 octobre à Kumba, après le massacre à la Mother Francisca International Bilingual Academy. Photo: Twitter
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Le Cameroun est l’un des trois pays officiellement bilingues français-anglais au monde (avec le Canada et l’Île Maurice). Sauf que là-bas, ce sont les anglophones qui représentent 20% de la population et qui sont séparatistes.

Le samedi 24 octobre dernier, des hommes en motos armés de machettes et d’armes de guerre ont fait irruption dans une école et tué 7 élèves de 9 à 14 ans.

Le massacre de Kumba

Cela s’est passé à Kumba, dans le Sud-Ouest du pays, dans une école privée, la Mother Francisca International Bilingual Academy.

Les assaillants militeraient pour l’Ambazonie anglophone (l’ancien Cameroun britannique, le British Southern Cameroon). Ils réclament davantage d’autonomie par rapport au gouvernement central à Yaoundé, voire l’indépendance.

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Ce jeudi 29 octobre, le gouvernement a annoncé qu’un «bataillon d’intervention rapide» a capturé un des responsables de l’attentat contre l’école de Kumba.

Contre le système scolaire

Ce n’est pas la première fois qu’ils s’en prennent à des écoles, qu’ils accusent d’endoctriner et d’assimiler les enfants à la francophonie. À d’autres moments, ce sont des enseignants qui ont été ciblés.

Le président Paul Biya

Selon l’Agence Cameroun Presse (liée au régime du président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982: 38 ans!), les sécessionnistes s’opposent à ce que l’hymne national du Cameroun soit chanté dans les écoles de leurs régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays, frontalières du Nigéria.

À Toronto en 2018, des Camerounais avaient manifesté contre le long règne de Paul Biya.

Violences

Divers attentats terroristes, manifestations violentes et répressions encore plus violentes émaillent l’histoire récente de cette région d’Afrique. Depuis 2016, le conflit aurait fait quelque 2000 morts et un demi-million de réfugiés intérieurs.

 

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