Le Pérou, légendes et réalité

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Le Pérou est un État de l’ouest de l’Amérique du Sud, bordé par l’Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie, le Chili et 2414 km des côtes de l’océan Pacifique. C’est une région sismique, secouée par de nombreux tremblements de terre souvent faibles, qui compte aussi quelques volcans, et dont le plus haut sommet culmine à 6768 m, dans la Cordillère occidentale. Lima en est la capitale.

Le Pérou légendaire

Depuis que les conquistadors espagnols ont envahi et dévasté plusieurs régions d’Amérique du Sud en pillant les richesses qu’ils y ont trouvées, le Pérou est devenu une sorte d’Eldorado attirant tous ceux qui rêvaient de s’enrichir facilement. Ne disait-on pas que le roi de cette contrée se faisait saupoudrer de paillettes d’or de la tête aux pieds chaque matin?

C’est du moins une légende qu’aurait raconté l’explorateur espagnol José Martinez. Elle repose peut-être sur le mythe de l’Eldorado (le doré) forgé par des récits plus ou moins fantaisistes. Celui de la laguna de Guatavita y serait pour quelque chose. C’était un lac sacré où se célébraient des cérémonies au cours desquelles le chef de tribu ou cacique se serait baigné «couvert d’or, qu’il laissait dans l’eau, et les autres personnes assistant à la cérémonie jetaient également des joyaux et de l’or dans les eaux du lac».

Le Pérou réel

On sait que le roi Atahualpa, capturé par Francisco Pizarro, a dû livrer de grandes quantités d’or en échange de sa libération, qu’il n’a jamais obtenue puisque les Espagnols l’ont étranglé en 1533.

De l’or, il y en avait donc, même s’il ne faut pas en exagérer les quantités. Et, malgré les pillages effrénés dont a été victime ce pays, on trouve encore des trésors comme ceux de la civilisation du Sicán, découverte il y a quelques années dans le nord du Pérou. Mais il n’est pas nécessaire d’aller visiter les musées du Pérou qui conservent ces trésors en sécurité ou de se rendre au Musée de l’Or de Bogota, puisque l’on peut en découvrir des pièces à Montréal.

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En effet, le Musée des beaux-arts présente une exposition unique, en cours jusqu’au 16 juin, sou le titre: Pérou: royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne.

L’exposition

La directrice du musée explique le but de cette exposition exceptionnelle: «En initiant cette exposition sur la question identitaire en Amérique latine… j’ai trouvé fascinant de constater que l’archéologie n’a révélé ce berceau de la civilisation – l’un des six du monde – que récemment, au cours du XXe siècle.

«Cette exposition veut démontrer comment l’archéologie, en l’absence de traditions écrites, a remonté le fil du temps pour établir l’existence de mythes fondateurs uniques à cette civilisation andine. Elle explique leur assimilation au moment de la conquête coloniale ainsi que leur résurgence à l’époque moderne, avec l’indigénisme pour la première fois exposé hors du Pérou.»

«La naissance de ce sentiment nationaliste et cette quête identitaire s’affirment, jusqu’à aujourd’hui, dans la lutte contre le pillage archéologique, un sujet qui me tient à cœur.»

Il est intéressant de constater l’importance que Nathalie Bondil, la directrice, accorde à l’archéologie dont nous avons parlé récemment. Ce qu’expliquait déjà l’exposition présentée au Musée canadien des civilisations, Richesses du Pérou – Secrets d’une civilisation disparue (décembre 2007-avril 2008).

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Et l’indigénisme mentionné par Bondil se concrétisera encore cet été au Musée des beaux-arts du Canada avec l’exposition SAKAHÀN. Art indigène international. C’est assez dire l’actualité de l’exposition de Montréal et l’intérêt de la visiter.

À voir

Cette exposition révèle une vaste sélection de trésors précolombiens et de chefs-d’œuvre issus de l’ère coloniale jusqu’à l’indigénisme, dont plus d’une centaine n’ont encore jamais été montrés en dehors du Pérou: avec 370 œuvres d’art (peintures, sculptures, ornements en or, dont le poulpe, volé et retrouvé, emblème de l’exposition, et en argent, céramiques, photographies, vidéos) provenant de quelque 50 collections publiques et privées, dont plus d’une trentaine du Pérou.

L’exposition parcourt 3000 ans d’histoire, dont les découvertes archéologiques des dernières décennies.

Cette large perspective se déroule le long du parcours de l’exposition, divisé en quatre périodes, illustrées par des présentations qui permettent de se rendre compte de l’évolution de la pensée créatrice péruvienne et de son enracinement dans le passé.

Un livre d’art et d’histoire

L’exposition donne lieu à la présentation d’un somptueux livre d’art, relié, doré sur tranche, 28,5×24 cm, 432 p., nombreuses illustrations en couleur, souvent en pleine page.

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Une trentaine d’articles expliquent le parcours, de «L’archéologie écrit l’histoire» à «La construction d’une nation», sans oublier «Les royaumes du Soleil et de la Lune, Les croyances populaires et les fêtes traditionnelles», pour mentionner quelques thèmes.

C’est le souvenir à emporter d’une visite ou à se procurer si l’on s’intéresse à la réalité de ce pays de légende, sans pouvoir se rendre sur place.

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