Dans des réponses publiées vendredi, le gouvernement reconnait que le système d’Entrée express ne cadre pas avec certains objectifs pour accueillir et retenir l’immigration francophone hors Québec.
Selon la professeure agrégée en géographie à l’Université d’Ottawa Luisa Véronis, la volonté d’attirer des travailleurs hautement qualifiés ne colle pas avec les besoins des communautés francophones en situation minoritaire.
«C’est la première fois que je vois le ministère reconnaitre les limites et les défis liés à l’intégration économique des immigrants francophones», lance Luisa Véronis, en entrevue avec Francopresse.

Dans ses réponses à l’évaluation des programmes d’immigration des travailleurs hautement qualifiés, rédigée par sa Division de l’évaluation, le ministère de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) se félicite de l’augmentation de l’immigration francophone dans les provinces autres que le Québec.
Mais dans sa réponse à la deuxième recommandation, il reconnait que le système Entrée express «ne cadre pas avec certains des objectifs plus larges de l’immigration francophone visant à renforcer la vitalité des communautés francophones en situation minoritaire (CFSM)».



