À l’heure où le pays a besoin d’immigrants et où l’IA joue un rôle prépondérant, le Canada devrait accélérer la reconnaissance des compétences, notamment informelles. C’est le message porté par trois experts gouvernementaux présents lors de l’évènement ePIC Canada, organisé par le RESDAC, à Ottawa.
«Le Canada n’est pas très innovant en matière de reconnaissance de compétence, voire très en retard», a déclaré d’emblée Sylvie Painchaud, la directrice générale du Conseil des ministres sur la francophonie canadienne, lors d’un panel présenté par le Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC), à l’occasion de l’évènement ePIC Canada 2026, qui se tenait les 28 et 29 septembre, à Ottawa.
ePIC Canada 2026 a réuni au Canada des acteurs qui s’intéressent à la manière de mieux reconnaître les apprentissages et les compétences, notamment en dehors des parcours traditionnels.
Dans la continuité du mouvement international ePIC et de l’édition tenue à Paris en 2024, l’évènement a bordé ces enjeux sous l’angle des réalités canadiennes et francophones.
Un retard à rattraper
Sylvie Painchaud s’est voulue rassurante: selon elle, le Canada pourrait rattraper son retard si les employeurs et les syndicats étaient associés aux conversations pour reconnaître les compétences informelles, un objectif poursuivi par le RESDAC.



