La Loi sur la laïcité de l’État du Québec et l’utilisation de la disposition de dérogation inquiètent des représentants des communautés linguistiques en situation minoritaire. Devant la Cour suprême, ils ont mis en garde contre le risque de voir leurs droits de gestion et de contrôle sur les écoles fragilisées.
Même si l’examen de la Loi sur la laïcité de l’État – aussi appelé Loi 21 – touche d’abord le droit de religion, l’affaire concerne aussi d’autres enjeux du droit canadien en raison de l’utilisation de la disposition de dérogation (article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés).
Pendant quatre jours, la Cour suprême a entendu les arguments dans l’affaire opposant la Commission scolaire English-Montréal au Procureur général du Québec. Au cœur du débat: l’utilisation de la disposition de dérogation et son effet potentiel sur d’autres droits fondamentaux garantis par la Charte.
La disposition de dérogation permet aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux d’adopter des lois même si elles contreviennent à certaines dispositions de la Charte. Le Québec l’a utilisée à quelques reprises pour protéger la langue française.
L’ACÉPO avec English-Montréal
Le Commissariat aux langues officielles (CLO), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), la Commission nationale des parents francophones (CNPF) et l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), ont plaidé en soutien à la Commission scolaire English-Montréal, l’un des principaux appelants.


