L’AEFO maintient sa grève malgré les concessions du gouvernement

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce.
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Le syndicat des 12 000 enseignants franco-ontariens maintient son débrayage de jeudi malgré des concessions annoncées mardi par le ministre de l’Éducation Stephen Lecce.

L’AEFO se dit d’ailleurs froissée que le ministre ait annoncé son «plan équitable pour que les élèves restent en classe» au grand public, plutôt qu’aux tables de négociations avec les quatre syndicats du personnel des écoles de la province.

Le président de l’AEFO, Rémi Sabourin.

Mauvaise foi

Selon le président Rémi Sabourin, Stephen Lecce a fait plusieurs déclarations, lors de son point de presse, «qui frôle dangereusement des mensonges, des demi-vérités et de la négociation de mauvaise foi».

«L’AEFO en a marre des jeux et du spin de ce gouvernement et des conseils scolaires.»

Car, pour le syndicat franco-ontarien, à la duplicité du gouvernement s’ajoute celle des conseils scolaires (troisième partie dans ces négociations) qui «s’acharnent à ne pas reconnaître le professionnalisme de nos membres et à continuer d’imposer des tâches qui ne relèvent pas de nos membres».

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Élèves par classe

Le gouvernement s’engage maintenant à maintenir à 23 élèves l’effectif moyen maximal financé dans les écoles secondaires. C’est un recul par rapport à sa volonté, il y a un an, d’augmenter cet effectif à 25 et parfois 28 élèves.

Il propose de remplacer le Fonds pour les priorités locales par un nouveau Fonds de soutien aux élèves, doté du même budget de 148 millions $, «qui accordera aux conseils scolaires une plus grande souplesse pour répondre aux besoins d’apprentissage uniques des élèves, y compris en matière d’éducation de l’enfance en difficulté».

La maternelle et le jardin d’enfants à temps plein seront maintenus (il était question d’en limiter le financement).

Et il affirme offrir «une augmentation raisonnable de la rémunération et des avantages sociaux», accusant les syndicats d’enseignants d’axer leurs revendications sur «des hausses substantielles».

Les présidences des quatre syndicats de l’éducation en Ontario devant l’édifice de l’Assemblée législative.

Cours en ligne

Le gouvernement accorde maintenant aux parents la possibilité «de ne pas faire participer leur enfant aux cours en ligne» pour l’obtention du diplôme d’études secondaires. Pour les syndicats d’enseignants, le programme d’apprentissage en ligne est une façon détournée de réduire leurs effectifs.

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Le ministère de l’Éducation poursuivra son programme désormais facultatif, «qui offrira aux élèves de la souplesse et un plus grand choix de cours et leur permettra d’acquérir des compétences en littératie technologique».

«Les parents sont les mieux placés pour savoir comment leur enfant pourra s’adapter aux cours en ligne et continuer son apprentissage», estime le gouvernement. «Les parents des élèves qui entrent en 11e et 12e année pourront communiquer avec la conseillère ou le conseiller d’orientation de leur enfant afin de déterminer si l’apprentissage en ligne est approprié et avantageux pour leur enfant.»

«Le temps est venu de mettre définitivement un terme à ce conflit», de dire le ministre Lecce.

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