Enseignants franco-ontariens: prochain débrayage jeudi

Les négociations «au point mort»

Des membres de l'AEFO en grève. (Photo: page Facebook de l'AEFO)
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La prochaine journée de débrayage provincial pour l’Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) aura lieu ce jeudi 5 mars.

Les 12 000 membres du personnel enseignant et suppléant dresseront 93 piquets de grève un peu partout en Ontario.

La 27e journée de négociation entre l’AEFO, le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs (CAE) représentant les 12 conseils scolaires francophones avait lieu le 28 février.

«La rencontre s’est terminée avec très peu de progrès», selon le président de l’AEFO Rémi Sabourin.

Sourde oreille

«L’offre du CAE n’était toujours pas suffisante pour protéger et améliorer les droits et acquis des membres du personnel enseignant et suppléant, ni pour protéger les conditions de travail essentielles à l’apprentissage des élèves.»

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Rémi Sabourin

L’AEFO en est «au point mort» avec les conseils scolaires et avec le ministre de l’Éducation Stephen Lecce. «Nous estimons qu’ils continuent à faire la sourde oreille aux demandes importantes des enseignants. L’AEFO ne souhaite plus poursuivre un dialogue de sourds.»

Une réunion du conseil d’administration de l’AEFO est prévue à Toronto demain mardi 3 mars afin de déterminer les prochaines étapes. Même les jours où les écoles sont ouvertes, la grève du zèle commencée à la mi-janvier se poursuit.

Obstruction

«Les grèves menées par les syndicats d’enseignants ont coûté de nombreuses journées d’école à des millions d’élèves», déplore le ministre Lecce dans sa dernière mise au point (au sujet de la journée de grève d’un autre des quatre syndicats engagés dans ces négociations).

Stephen Lecce

Le gouvernement assure avoir reculé sur l’augmentation de l’effectif des classes, investir dans l’éducation de l’enfance en difficulté, et maintenir la maternelle et le jardin d’enfants à temps plein. «Pourtant, nous avons fait face à une obstruction, car le syndicat insiste pour obtenir des améliorations à son régime d’avantages sociaux qui est déjà généreux.»

Le gouvernement conservateur tient aussi à limiter à 1% les augmentations de salaire des enseignants «parmi les mieux payés au pays», comme dans toute la fonction publique ontarienne, afin de réduire le déficit hérité du gouvernement libéral précédent.

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