La vie en rose: la Môme ressucitée

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Une véritable réincarnation, comme si le réalisateur avait remonté le temps et filmé la réalité. La vie en rose (de son titre original, La Môme), est ce mélange d’amour, de tragédie, de joie et de tristesse, d’excès et passion… un condensé de sentiments intenses joués à la perfection par une Marion Cotillard au sommet de son art.

Pour comprendre une personne, il ne suffit pas de la rencontrer un jour, parcourir avec elle un bout de chemin plus ou moins long, et puis dire «je la connais bien». En réalité c’est le meilleur moyen d’aboutir à des jugements erronés. Pour réellement connaître quelqu’un, comprendre ses réactions et sa personnalité, il est primordial de saisir son passé, son milieu social, son éducations, etc.

Ce sont ces choses qui vont déterminer qui nous sommes, et qui nous serons. Et c’est exactement dans ce sens là, qu’Olivier Dahan, le réalisateur du film, a choisi d’aborder son personnage. «L’enfance c’est la partie la plus importante de la vie d’une personne. Il fallait que je m’attarde sur cet aspect là.»

Une enfant que sa mère trimballait en chantant dans les rues de Belleville, avant de l’abandonner. Élevée dans un bordel, la petite Édith devient à son tour chanteuse de rue. Sa voix sublime tombe dans l’oreille d’un directeur de cabaret.

Car comment est-il possible de percevoir «la Môme», cette artiste immortelle sans savoir d’où elle vient? Celle qui n’aura rien regretté jusqu’au bout, ne reniera jamais non plus son passé.

C’est en faisant des recherches que le producteur Alain Goldman s’est rendu compte que Piaf fait partie de ces gens aimés de tout le monde.

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Il affirme que «Piaf est un des rares personnages qui fasse l’unanimité chez les hommes, les femmes, les jeunes et les moins jeunes. Elle ne nivelle pas par le bas, elle nous entraîne tous vers le haut. Sa voix fascine au-delà de toutes les barrières sociales ou culturelles. Tout le monde se reconnaît en elle.

Piaf est une icône, un repère et nous en avons plus que jamais besoin. Son statut unique dépasse nos frontières et c’est aussi pour cela que le film intéresse de nombreux pays, y compris les Anglo-Saxons souvent hermétiques aux films français.»

Le film reprend bien évidement de nombreux succès de l’artiste tels Padam Padam, La foule ou encore Milord. Les séquences sont entrecoupées de flashback, à tel point que l’on se demande si ce ne sont pas les flashback qui sont entrecoupés de séquences. Et pour chacune d’entre-elles la bande son raconte l’histoire mieux que les dialogues ne pourraient le faire.

Ainsi lorsque la mélodie de Je ne regrette rien raisonne, c’est la fin qui guette. La fin d’une existence de 48 ans. L’alcool et les drogues lui en donnaient le double. Car si l’artiste grandit, la femme se consume. Un paradoxe qu’Olivier Dahan creuse à merveille.

Le film navigue dans le temps et s’attarde sur ceux qui ont abandonné l’enfant, découvert la Môme, aimé la femme ou côtoyé la star. Au spectateur d’assembler les morceaux. Du côté de l’interprétation, Marion Cotillard est tout simplement fantastique, s’appropriant à merveille des chansons qui nous font toujours frissonner, du début à la fin.

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