La Sérénissime vous invite à Montréal

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Le Musée des beaux-arts de Montréal n’en finit pas de nous surprendre par ses éblouissantes expositions. Après l’étincelante exposition consacrée à l’art du verre de Chihuly, c’est maintenant Venise qui tient la vedette jusqu’au 19 janvier 2014, pour profiter agréablement de la période de fin d’année.

Et quelle exposition!

Ce n’est pas une exposition ordinaire que nous présente le MBAM, mais une exposition thématique, sonore et visuelle, intitulée Splendore a Venezia: art et musique de la Renaissance au Baroque à Venise.

Il s’agit d’une grande première canadienne présentée en exclusivité à Montréal, dont l’originalité lui donne un attrait considérable et unique. Cette exposition exprime l’interaction entre les arts visuels et la musique à Venise, du début du XVIe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Originalité

Lorsque vous entrez dans les salles qui lui sont réservées, vous êtes immédiatement surpris par l’ambiance plutôt inhabituelle qui y règne. Une agréable musique, exécutée avec des instruments de l’époque, vous accompagne tout au long du parcours, et traduit ce qu’illustrent les tableaux des cimaises du Musée ou les différents objets et instruments de musique présentés. C’est donc une expérience très originale que vous avez ainsi l’occasion de connaître.

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Et il en est ainsi grâce aux prêts de 61 collectionneurs privés ou institutions internationales renommées. Il aura fallu plus de cinq ans de recherche pour obtenir la collaboration de ces prêteurs et assurer la planification d’ensemble de cette exposition qui transporte les visiteurs à la Venise de cette époque, pour en découvrir la magnificence et la richesse par les illustrations de scènes et d’instruments de musique qu’un fond sonore actualise.

Art pictural

Environ 120 tableaux, estampes et dessins sont offerts à l’admiration des visiteurs. On peut parler d’admiration, car les œuvres exposées sont celles d’artistes de grande renommée. Ainsi, Canaletto, présenté avec Guardi dans L’Express du 20 décembre dernier, plante le décor avec des tableaux dont on admirera les représentations minutieuses des monuments vénitiens.

Et Francesco Guardi apporte sa touche plus romantique.

L’exposition s’organise autour de trois domaines dans lesquels la musique est présente, que des œuvres picturales mettent en lumière: le domaine public, cérémonies, processions, fêtes, églises; la sphère privée, musiciens, chanteurs, concerts, traitant pour la première fois de la musique profane; le troisième domaine est celui de la mythologie et de l’opéra, introduit à Venise en 1637; il suscite la création de nouvelles salles de théâtre, qui serviront de modèle en Europe.

Art musical

«La musique fait partie du contenu et n’est pas accessoire, indiquée la directrice du Musée. À l’époque, les peintres connaissaient le plus souvent la musique et en jouaient. Tous les artistes avaient un piano chez eux. Et c’est à Venise que sont apparues les premières vedettes cantatrices, les premières divas… Au MBAM, il est désormais impossible de voir sans écouter, d’écouter sans voir!»

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Et d’Adrian Willaert (1490 env.-1562), compositeur flamand maître de chapelle à Venise, à Vivaldi (1678-1741), on peut entendre des œuvres de Gabrieli, Monteverdi, Albinoni, Lotti. Ces pièces évoquent l’ambiance ou les activités vénitiennes, salons, musique de chambre, carnaval, théâtre avec la commedia dell’arte, spectacles de rue.

Livre d’art

Le livre d’art qui accompagne l’exposition est un précieux ouvrage que tout visiteur – ou non-visiteur – voudra se procurer: grand format, 36×25 cm, relié, 240 pages dont plus de 150 sont des illustrations ou en comportent. On y voit notamment les splendides instruments de musique présentés dans l’exposition, des luths, une curieuse corne à bouquin, un archiluth et un superbe théorbe, aux incrustations d’ivoire.

On y trouve aussi les reproductions des très beaux antiphonaires, aux neumes virevoltants, qui ornent les salles, ainsi que des partitions musicales.

C’est un imprimeur vénitien, Ottaviano Petrucci (1466-1539) qui le premier a imprimé un recueil de musique polyphonique en 1501. L’exposition lui rend ainsi hommage.

Composition

Le livre d’art, après une introduction présentant Venise, «cité musicale idéale» et «L’art et la musique dans la société vénitienne, 1500-17097», développe les trois parties constitutives de l’exposition: Les cérémonies publiques (p. 37-101), La sphère privée (p.103-188), Mythologie et opéra (p. 189-229).

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Chaque partie compte plusieurs chapitres comportant un texte explicatif et des illustrations. C’est ce qui fait le grand intérêt de cet ouvrage que l’on peut consulter ainsi à loisir par petites sections, pour se distraire et s’instruire.

Et au fil des pages, on découvre ou redécouvre les chefs-d’œuvre de l’exposition. On a le temps d’analyser les détails d’un Canaletto, de se pencher sur le splendide Concert en l’honneur du souverain pontife à l’église Santi Giovanni e Paolo de Guardi, de s’étonner devant Vénus et l’organiste ou Danaé, et d’admirer bien d’autres œuvres.

Ce livre intéresse les amateurs d’art, les passionnés de musique ancienne, les collectionneurs d‘instruments de musique et les amis et amies des arts, de l’histoire et de la musique. C’est le cadeau idéal de fin d’année, un succès assuré.

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