La police de Toronto tournée vers la francophonie et la jeunesse

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La cheffe adjointe de la police de Toronto, Lauren Pogue, au rassemblement annuel du Comité consultatif francophone de la police. Photos: Dorian Vidal
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Publié 21/03/2023 à 13h13 par Dorian Vidal

Pour la première fois en onze ans, c’est hors du quartier général de la police de Toronto que son Comité consultatif francophone (CCF) a célébré la Journée internationale de la francophonie, ce lundi 20 mars.

Les co-présidents Christine Page (de la police) et Serge Paul (de la communauté) ont choisi d’organiser l’événement dans l’auditorium des écoles secondaires siamoises Toronto-Ouest et Saint-Frère-André.

C’est devenu une tradition: une chorale d’élèves a d’abord entonné l’hymne national canadien, suivi de l’hymne franco-ontarien Notre Place.

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La chorale interprète le Ô Canada.
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Le public debout pendant le Ô Canada lors de la fête de la francophonie du CCF. Photo: Dorian Vidal

Rapprocher la police et les communautés

Christine Page a souligné que, dans de nombreux pays, les rapports entre citoyens et forces de l’ordre sont tendus. Des événements comme cette fête de la francophonie servent à améliorer ces relations.

Le choix d’une école comme lieu de rassemblement cette année ambitionne de montrer aux jeunes ce que fait réellement la police. Tous les officiers ne sont pas bilingues (Christine Page et presque tous les représentants de la police ont parlé en anglais).

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Elle souligne qu’à l’initiative du CCF, «dix phrases simples en français sont désormais dans les cahiers des policiers».

L’objectif est d’éviter tout dérapage lors d’interventions, avec un début de connaissance du français pour faciliter la communication.

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Christine Page travaille pour une agence privée de sécurité et est consultante auprès de la police de Toronto. Serge Paul travaille à TFO. Il est président de l’ACFO-Toronto et est impliqué dans plusieurs comités communautaires francophones.

L’importance de la francophonie en Ontario

Invitée d’honneur, Lisa Kostakis, membre de la Commission de police de Toronto, a rappelé (en anglais aussi) que cette journée visait à «honorer les nombreuses contributions de la communauté francophone de la ville».

Selon Mme Kostakis, le rôle fondamental des francophones dans le développement de l’Ontario est inscrit dans les textes fondateurs de la police de Toronto. La police ne peut que s’améliorer quand la langue française est maîtrisée au sein de ses rangs.

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Lisa Kostakis, membre de la Commission de police de Toronto, le comité superviseur de la Ville.

Pour une meilleure représentation

Le Service de la police de Toronto identifie 652 francophones parmi ses membres, affirme la cheffe adjointe par intérim de la police Lauren Pogue. Ce nombre devrait continuer d’augmenter, dit-elle, la police étant toujours à la «recherche de diversité».

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Geneviève Oger
Geneviève Oger, présidente du Conseil scolaire Viamonde.

Geneviève Oger, présidente du Conseil scolaire Viamonde, a d’ailleurs souligné que cette Journée internationale de la francophonie est l’occasion de célébrer «la diversité culturelle et linguistique qui enrichit notre communauté».

S’adressant aux jeunes, elle a mentionné que la culture francophone, c’est bien sûr «les films, les livres», mais aussi «les balados et les vidéos YouTube ou TikTok».

Il y a aujourd’hui plus de 321 millions de francophones, et «des milliards de créations culturelles» sur cette planète, a fait valoir la conseillère scolaire Nathalie Dufour Séguin, représentant le Conseil scolaire catholique MonAvenir. «117 pays différents sont représentés» dans ces deux écoles Saint-Frère-André et Toronto-Ouest.

Nathalie Dufour Séguin
Nathalie Dufour Séguin, élue du Conseil scolaire catholique MonAvenir.

Inspirer la jeunesse

Deux membres des forces de l’ordre, la sergente Kathy McMahon (en anglais) et la détective Aman Dhaliwal (en français) ont fait miroiter aux jeunes les divers métiers praticables au sein de la police. Car un slogan de recrutement de la police est «une carrière, plusieurs métiers».

Le français serait une des multiples langues parlées par la détective Dhaliwal. Avant de rejoindre la police, l’enseignement était sa vocation.

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La sergente Kathy McMahon et la détective Aman Dhaliwal.

Entre tous ces discours, Marc Ouellette, chanteur franco-ontarien, a entonné deux de ses chansons. Dans Kap à Toronto et Franco-Ontarien, il chante avec optimisme la vie d’un francophone dans la métropole torontoise. Ainsi, «il fait bon vivre pour un franco à Toronto», chante-t-il.

Marc Ouellette
Le chanteur Marc Ouellette.

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