La Guadeloupe, cet attrayant papillon multicolore

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Elle n’est pas si loin cette île française de la Guadeloupe qui déploie ses ailes de papillome entre l’océan Atlantique et la mer des Antilles. Qui n’y est allé? Qui n’a rêvé d’y aller, surtout lorsque l’hiver fait sentir les morsures de sa froidure, que le blizzard nous enveloppe de son souffle glacial et que la neige s’accumule jusque sur le devant de nos portes?

Réalité, rêve, souvenirs à se remémorer, rencontres à faire ou faites, paysages à se dorer les yeux ou déjà entrevus, découvertes inoubliables ou en promesses, tout cela et plus encore dans un ouvrage fascinant pour les petits et pour les grands, pour voir, revoir, se préparer à voir: Îles de la Guadeloupe au cœur.

Un peu de géographie

Il faut peut-être commencer par ouvrir une double page vers la fin du livre, si l’on n’a pas ou n’a plus en tête la géographie de ces territoires qui forment un département français depuis 1946. Ce n’est point ici le lieu d’en faire l’histoire mais d’esquisser seulement quelques perspectives géographiques.

La double-page présente la carte du territoire, avec le papillon guadeloupéen et ses îles. L’aile droite du papillon constitue la Grande-Terre, avec ses champs de canne à sucre qui sert surtout à produire un rhum d’excellente qualité.

L’aile gauche, Basse-Terre, qui culmine pourtant à 1 467 mètres au sommet du volcan de la Soufrière, un volcan dont les fumerolles sulfureuses montrent qu’il est à l’état de repos éruptif.

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Les îles, qui valent son titre à l’ouvrage, comprennent la Désirade, à l’Est, Petite Terre au sud de celle-ci, formée de Terre du Haut et de Terre du Bas, Marie-Galante ou «l’île aux cent moulins», une île importante à 30 km au sud de Grande-Terre, et les îles des Saintes, un archipel de neuf îlots, au sud de Basse-Terre, dont deux seulement sont peuplés, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas.

Exploration

Le cadre ainsi planté, reste à découvrir ce que ce livre éclatant de couleurs nous apporte. L’éditeur le résume ainsi: «Cet ouvrage photo-ethno-graphique est une invitation à (re)découvrir toute la richesse et la diversité du patrimoine naturel, culturel et traditionnel de l’archipel, au plus près de ses femmes et de ses hommes, dans un vibrant hommage.»

Pour ce faire, les auteurs «nous plongent dans l’intimité quotidienne des contrées qu’ils explorent» en utilisant une abondance incroyable de photographies qui occupent toute la surface des pages. Elles sont classées selon treize thèmes évocateurs pour «sentir battre le cœur de la Guadeloupe».

Thèmes

Voici quelques-uns de ces thèmes. Savourer la Fête des Cuisinières, Contempler les irisations turquoises du lagon, S’immiscer dans l’intimité des plantations de bananes, Gravir la Soufrière et tutoyer ses fumerolles, Vibrer sur les conques à lambis du carnaval, Marcher dans les pas des coupeurs de canne, Fouler la terre aux dix mille iguanes.

Chaque thème comporte d’abord, après sa page titre, une dizaine à une trentaine de pages de photographies présentant des aspects variés et bien choisis du thème abordé. Ce n’est qu’après ces photographies que se trouve une page donnant un texte explicatif ou descriptif concernant le thème traité et les photographies qui l’illustrent. Ce texte existe en version française et anglaise, l’ouvrage étant bilingue.

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Ce procédé est intéressant. Il faut d’abord voir, regarder, contempler ces superbes photographies pour s’immerger en quelque sorte dans le sujet abordé, au naturel, avant de recourir aux informations du texte situé à la fin du thème. Et la lecture de celui-ci peut conduire à revenir en arrière pour découvrir certains détails passés inaperçus ou revoir cet ensemble dans une perspective plus globale.

Explications

Le texte qui accompagne la Fête des Cuisinières commence ainsi: «Chaque année, le samedi le plus proche du 10 août, les Cuisinières de Guadeloupe festoient pour honorer la mémoire des bon-a-madanm, ces gardiennes symboliques de la gastronomie créole qui officiaient dans les grandes demeures du début du XXe siècle… »

Et il en va ainsi de tous les thèmes. Les neuf dernières pages du livre, après la double-page de la carte guadeloupéenne, reproduisent en miniature les photos illustratives du corps du livre, avec quelques lignes qui expliquent le sujet de la photo. Là première photos des Cuisinières sur laquelle on voit les têtes enturbannées de trois jeunes filles, montrent «Petites demoiselles» attentives aux discours de leurs ainées, lors de la Fête des Cuisinières.

La première photo de Terre d’iguanes: «La réserve naturelle de Petite Terre est un sanctuaire pour l’iguane des Petites Antilles, espèce endémique.»

Une réussite

«Parvenir en un seul ouvrage à laisser voir ce qui forme le cœur des îles de Guadeloupe, c’est l’ambition presque monumentale assumée par Véronique et Aurélien Brusini en réalisant Îles de la Guadeloupe au cœur. Et c’est assurément une belle déclaration d’amour en images qu’ils signent à cet archipel et à ses paysages mais aussi à ses traditions et à son histoire.» (Prologue)

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