Là où de mégaprojets pour freiner la désertification échouent, le projet chinois de la grande muraille verte poursuit son avance. La stratégie utilisée mériterait d’être reproduite ailleurs, plaident des chercheurs, et pas seulement dans le contexte de la lutte à la désertification, mais aussi dans celui de la restauration des terres.
Ce projet est l’un des plus gros au monde et surtout, un des plus vieux sans interruption. Ce qui contribue sans doute à son succès: «ces stratégies à long terme et sa prévisibilité, de même que son financement en continu», vante un éditorial de la revue Nature paru récemment.
Cet éditorial est publié en réaction à une analyse de chercheurs chinois publiée au même moment, qui tentent de démontrer pourquoi ce programme, appelé aussi en anglais le Three-North Shelterbelt, réussit là où des projets plus connus ont du mal à s’imposer, en particulier la grande muraille verte du Sahel, en Afrique.
Financement à long terme
Les chercheurs insistent sur l’adaptabilité du projet chinois — mais aussi sur le fait qu’il est plus facile d’adapter un projet d’une telle ampleur lorsqu’il bénéficie d’un financement gouvernemental garanti sur une longue période.
Lancé en 1978, le projet devrait en théorie s’étendre jusqu’en 2050 et couvrir trois régions du Nord, du Nord-Ouest et du Nord-Est. Son but premier est de freiner l’expansion des déserts du Gobi et du Taklamakan par la plantation d’arbres, mais aussi de fournir du bois de chauffage et de construction aux populations locales.


