La cabale pour une LSF 2.0 stimulée par le renouvellement du mandat de François Boileau

Hommage à l’ex-ministre Madeleine Meilleur au Club canadien

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, au Club canadien de Toronto mardi midi.
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La recommandation du commissaire François Boileau en faveur d’une refonte complète de la Loi sur les services en français, en vigueur depuis 30 ans, a reçu un encouragement certain, mardi matin, avec le renouvellement pour 5 ans de son mandat par un vote unanime des membres de l’Assemblée législative.

En poste depuis 10 ans, d’abord comme agent du gouvernement, puis comme officier de l’Assemblée (au même titre que la vérificatrice générale ou l’ombudsman de la province), il n’a même pas eu à présenter sa candidature, a-t-il raconté à la tribune du Club canadien de Toronto deux heures plus tard.

Il devra toutefois le faire dans 5 ans, ce qui n’a pas empêché le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, de le présenter au Club canadien comme le «commissaire perpétuel».

En plus d’entendre M. Boileau expliciter les tenants et les aboutissants de «sa» LSF 2.0 (le titre de son dernier rapport annuel), les membres et invités du Club canadien ont également rendu hommage à l’ex-ministre des Affaires francophones pendant 12 ans, Madeleine Meilleur, en présence de celle qui lui a succédé cet été, Marie-France Lalonde.

L'ex-ministre Madeleine Meilleur.
L’ex-ministre Madeleine Meilleur.

Les 170 convives du Club canadien ont visionné une vidéo dans laquelle plusieurs personnalités franco-ontariennes ont vanté les qualités et les réalisations de Mme Meilleur, qui a notamment présidé aux grandioses célébrations du 400e anniversaire de la présence française en Ontario en 2015.

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On saura jeudi soir qui – de la libérale Nathalie Desrosiers, du conservateur André Marin ou du néo-démocrate Claude Bisson – sera élu député d’Ottawa-Vanier à Queen’s Park pour remplacer Madeleine Meilleur. Coïncidence: c’est dans cette même circonscription qu’une élection partielle fédérale doit aussi être organisée dans les prochains mois pour remplacer le libéral Mauril Bélanger, décédé cet été.

Selon le commissaire François Boileau, une LSF 2.0 devrait faire de toute la province une région «désignée», en remplacement des 26 régions actuelles comptant 5000 ou 10% de francophones.

De là à adopter un statut officiellement bilingue, il n’y a qu’un pas, que franchit l’Université d’Ottawa avec son colloque de vendredi sur les 30 ans de la Loi sur les services en français. M. Boileau rapporte en effet qu’un statut bilingue pour l’Ontario y sera l’un des sujets de discussion.

M. Boileau propose aussi de considérer des indicateurs qualitatifs, pas seulement le nombre de francophones, pour évaluer les besoins en services en français sur le territoire ontarien: présence d’écoles, de cliniques de santé, de résidences pour personnes âgées francophones, etc.

Une nouvelle LSF devrait aussi dynamiser «l’offre active» dans les points de services du gouvernement provincial: les conditions qui font que les citoyens préférant des services en français se sentent confortables de les demander.

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Enfin, les besoins des francophones devraient être considérés dans l’adoption de toutes les politiques publiques ontariennes, ce que le commissaire Boileau appelle une «vision intégrée» des services en français.

Il souhaite l’adoption d’une telle réforme – après d’importantes consultations – avant l’élection provinciale de juin 2018.


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