Saviez-vous qu’il y avait eu, en Union soviétique, un désastre nucléaire qui avait fait quatre fois plus de victimes d’empoisonnements aux radiations que l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl?
C’était il y a 70 ans, le 24 août 1956. On avait su à l’époque qu’un nuage radioactif résultant d’un test de missile nucléaire sur le site de Semipalatinsk, au Kazakhstan, avait affecté la ville industrielle voisine de Oust-Kamenogorsk (ou Öskemen), à 400 km de là.
On ne saurait que beaucoup plus tard — notamment dans un rapport de l’Institut norvégien des affaires internationales publié en 2014 — que cet accident avait envoyé plus de 630 personnes à l’hôpital. C’était quatre fois plus que les 134 cas ayant suivi la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

Ville fermée aux étrangers
La ville d’Öskemen était elle-même étroitement liée au développement du programme nucléaire soviétique et, pour cette raison, était fermée aux étrangers. Les autorités soviétiques de l’époque avaient bien sûr veillé à ce que l’information ne se répande pas davantage.
Le New Scientist avait révélé en 2017 que l’ampleur de la catastrophe avait dépassé les 630 hospitalisations, grâce à des documents d’archives obtenus par le directeur de l’Institut russe de biophysique, Kazbek Apsalikov.





