Homère, un poète de la Grèce ancienne toujours d’actualité

Homère déifié ou L'Apothéose d'Homère par Ingres, 1827, p. 18.
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D’actualité, Homère l’est bien puisqu’une subdivision du grand musée parisien du Louvre à Lens, ville du nord de la France, organise une exposition qui lui est consacrée, jusqu’au 22 juillet de cette année.

Et à cette occasion, les éditions Faton publient un numéro hors série de la revue Archéologia et un article illustré de 10 pages dans son numéro 574. C’est pour nous l’occasion de faire ou de refaire connaissance avec celui que l’on surnommait déjà de son temps «le poète».

Couverture, Homère, détail d’une huile sur toile (1841) de Jean-Baptiste Auguste Leloir (1809-1892).

Beau et mystérieux

Voici comment le musée qui organise cette exposition homérique la présente: «L’une des expositions les plus ambitieuses jamais consacrées à Homère, l’auteur de l’Iliade et de l’Odyssée, ces deux célèbres épopées qui sont au fondement de toute la culture occidentale. Elle offre une plongée inédite dans la richesse du monde homérique, un univers aussi beau que mystérieux.»

«Après un prélude consacré aux dieux de l’Olympe et à la Muse qu’invoque Homère, l’exposition part à la découverte du «prince des poètes», dont l’existence même est discutée.»

«Elle explore aussi les phénomènes d’homéromanie, qui ont marqué la science archéologique et inspiré des œuvres ou des comportements, suivant une imitation homérique d’une grande fécondité, jusque dans la vie quotidienne.»

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Statue en marbre de Philippe-Laurent Roland, 1812. Homère tient une phorminx.

Illustrations rares

C’est aussi ce que la revue Archéologia présente à ses lecteurs avec les illustrations correspondantes. Un des grands avantages de ce document est d’offrir à ses lecteurs tant de reproductions diversifiées que l’on n’a pas l’occasion de voir dans nos musées.

Et le musée ajoute: «La nouvelle exposition du musée du Louvre-Lens célèbre Homère, figure centrale de la pensée grecque et poète fondateur de la culture occidentale. Fascinant déjà les Grecs du Ve siècle avant notre ère, l’aède a exercé une attraction sans précédent au fil des siècles.»

Si l’exposition présente à ses visiteurs dans les trois cents œuvres inspirées par les poèmes de l’Iliade et de l’Odyssée, cette richesse artistique est également bien traduite au fil des pages de la revue.

La querelle d’Achille et d’Agamemnon par Giovanni Battista Gaulli, vers 1695, p. 31.

Homéromanie

L’homéromanie, à laquelle six pages – dont un témoignage de Victor Hugo – sont consacrées et illustrées, s’explique ainsi: Homère et son œuvre exercent une attraction sans précédent depuis l’Antiquité.

Les Anciens ont inventé les notions d’«homérophilie» et d’«homéromanie» pour désigner le lecteur désireux de connaître le Poète et d’imiter ses héros. De nombreux artistes, écrivains, hommes politiques, conquérants ou simples citoyens ont puisé dans les vers de l’aède grec, un poète chanteur d’épopées en s’accompagnant d’un instrument de musique, la phorminx.

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Le parcours dévoile ainsi, au fil des quelque 300 œuvres, la richesse d’inspiration des poèmes de l’Iliade et l’Odyssée, deux morceaux limités d’un continent épique submergé et à jamais disparu, les poèmes du Cycle, comme la complexité et la pérennité de la question homérique.

Retour d’Ulysse par André Derain, vers 1938. p. 52.

Homère et notre civilisation

Sans entrer dans l’homéromanie, il nous faut bien reconnaître le rôle que le poète Homère a apporté à notre civilisation soit directement par la civilisation grecque si évoluée, soit indirectement par la civilisation romaine qui s’est largement appuyée sur les apports de la société grecque.

«HOMÈRE. Premières œuvres de la littérature occidentale, l’Iliade et l’Odyssée datent du milieu du VIIIe siècle av. J.-C., pense-t-on. De leur auteur, on ne sait rien, sinon qu’il s’appelait Homère et aurait vécu en Ionie. Les Anciens s’interrogeaient sur son existence, sur son nom, sur les dates de composition des deux poèmes, à peu près comme l’ont fait – et continuent de le faire – les commentateurs modernes.» (Magnard, Organibac, 1990)

Jean-Antoine Watteau, Le jugement de Pâris. p. 12.

Un enrichissement

Louées depuis la plus haute Antiquité, l‘Iliade qui comporte près de 16 000 vers et l’Odyssée plus de 12 000, constituent deux immenses épopées qui sont toujours à la base de notre civilisation. Pour le monde antique, l’épopée d’Homère est le texte fondateur, la source de toute culture.

C’est donc pour nous une excellente raison de prendre connaissance des textes et des reproductions que nous offre la revue des éditions Faton. On ne peut qu’enrichir ou rafraîchir nos connaissances et la contribution d’Homère ne peut nous être que bénéfique.

Eos (l’Aurore) recueillant le cadavre de son fils tué par Achille, sur une coupe grecque. p. 6-7.

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