Gustave Courbet, le maître du réalisme

Courbet et l'impressionnisme, L'Objet d' Art hors-série, éditions Faton, 50 pages toutes illustrées.
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Si le nom de Courbet semble familier, on ne connaît pourtant pas très bien cet artiste, car les expositions qui lui sont consacrées ont lieu en Europe. Il n’y en a pas encore eu au Canada et on n’a donc guère l’occasion de parler de lui.

On ne peut donc que se réjouir de disposer d’une revue que les éditions Faton ont consacrée à cet artiste à l’occasion d’une exposition que le musée de sa ville natale avait organisée, qui situe ce peintre dans le développement de la peinture moderne: Courbet et l’impressionnisme.

En Franche-Comté

Gustave Courbet est, né le 10 juin 1819 à Ornans, une petite ville de Franche-Comté, pittoresquement située sur les bords de la Loue, une résurgence d’une rivière plus importante, le Doubs, qui a donné son nom au département français dont Besançon, la capitale, est à 25 km d’Ornans.

Il vaut mieux disposer d’un véhicule pour se rendre dans cette agglomération de moins de 4 500 habitants, encadrée de falaises, où se trouve le Musée Courbet. Pour qui peut le faire, le déplacement dans un cadre aussi pittoresque en vaut la peine.

Né dans une famille aisée dont le père pratique l’élevage de bovins et l’agriculture, Gustave aura quatre sœurs.

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À 12 ans, Gustave entre au petit séminaire d’Ornans où il s’initie à l’art avec un professeur de dessin. Puis il va à Besançon où il suit des cours des beaux-arts. Il fait de médiocres études et il part pour Paris vers la fin de 1839, retrouver un cousin.

Premier autoportrait

De manière classique, il fait des études de droit. Mais un ami l’introduit dans l’atelier du peintre d’histoire Nicolas-Auguste Hesse qui l’encourage dans la voie artistique.

Courbet se rend aussi au musée du Louvre pour y étudier les maîtres, en particulier les peintres de l’école espagnole du XVIIe siècle, Diego Vélasquez, Francisco de Zurbarán et José de Ribera. Il admire le clair-obscur hollandais, la sensualité vénitienne et le réalisme espagnol.

Il forme sa propre conception de la peinture, marquée par ces caractéristiques. Et il se met au travail.

En 1842, il peint un premier autoportrait dit Autoportrait au chien noir, exposé au Salon de 1844. D’autres autoportraits suivent, où on le voit en homme blessé ou en homme à la pipe. En 1845, le Guitarrero est exposé au Salon. Le voilà lancé.

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En août 1849, il fait un voyage en Hollande où il découvre les peintures de Frans Hals et Rembrandt.

Les chefs-d’œuvre

En 1849 il revient à Ornans et dans l’ambiance locale son style de peinture change pour devenir réaliste, selon sa qualification.

Et il produit des tableaux considérés comme des chefs-d’œuvre: Casseurs de pierresUne après-dinée à Ornans exposé au Salon de 1849, Les paysans de Flagey revenant de la foire, Un enterrement à Ornans (1850).

«Après avoir réformé le paysage, les scènes de genre, le portrait, il « s’attaque » à l’un des derniers bastions de l’académisme esthétique du temps, les nus.»

Les Baigneuses de 1853 représente des femmes normales et non idéalisées, ce qui choque la société de l’époque. Suivront la Femme espagnole (1855), Jo, La belle Irlandaise (1865), La Mère Grégoire (1867).

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Nous ne suivrons pas plus loin Courbet, ses voyages, ses succès et ses quelque 130 œuvres, dont L’origine du monde, très connue, un tableau datant de 1866, de 46 cm par 55 cm, exposé au Musée d’Orsay à Paris depuis 1995.

Courbet décède le 31 décembre 1877.

Jo, La belle Irlandaise, la maîtresse de Courbet
Jo, La belle Irlandaise, la maîtresse de Courbet

Précurseur de l’impressionnisme

«De la forêt de Fontainebleau aux côtes normandes en passant par les ateliers parisiens, Gustave Courbet a fréquenté les futurs impressionnistes sur lesquels il a exercé une influence déterminante. Organisée en partenariat avec le musée d’Orsay, l’exposition du musée Gustave Courbet d’Ornans (avait) déployé plus de 80 œuvres de Courbet, Corot, Boudin, Monet, Renoir ou Manet pour analyser dans quelle mesure le «grand refusé» fut érigé en modèle par les jeunes peintres.»

C’est ainsi que s’ouvre, sous le titre «Courbet apparaît vraiment comme un modèle à suivre», le premier article de la revue L’Objet d’Art que les éditions Faton consacrent à Courbet et l’impressionnisme. Et la revue prolonge cette étude avec divers articles et de nombreuses illustrations qui éclairent d’un jour nouveau l’œuvre et la vie de Courbet.

Son pays

Les 50 pages de cette revue offrent donc une belle occasion de mieux connaître ce peintre, son milieu, son apport pictural et ses réalisations.

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L’intitulé des articles, courts et illustrés, donne une idée de l’intérêt de la revue: 1819-1877. La vie mouvementée d’un grand artiste, Innovations en forêt de Fontainebleau, La Normandie, chronique d’un atelier en plein air, Courbet et Boudin à Étretat: le ciel et la roche, Le groupe des Batignolles, Aux sources de l’impressionnisme, De Barbizon aux bords de Seine, Œuvres croisées.

Et on ne manquera pas de faire une Promenade dans le pays de Courbet pour clore sur ce pays que le peintre n’a jamais oublié, «mon pays» disait-il. Et il est vrai qu’il est inoubliable.

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