Artiste de l’acier et de l’acide

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L’artiste James Kennedy travaille l’acier. «Mon intérêt a commencé alors que je travaillais avec l’acier pour ma compagnie de fabrication d’intérieur. J’ai fait l’accueil du Musée d’art contemporain à Montréal, des bureaux d’architectes», nous a-t-il raconté lors du vernissage de son exposition Continents à la galerie Pierre Léon de l’Alliance française de Toronto, mercredi dernier.

«À force de travailler avec l’acier, ça me parlait. Je me suis rendu compte que c’était trop beau pour en faire uniquement du mobilier. J’ai proposé à certaines personnes s’ils étaient ouverts pour que je fasse une œuvre à la place d’un mur en acier. Ça a commencé comme ça. Par la suite, j’ai expérimenté avec mes acides en faisant des portraits.»

Dans son exposition qui se poursuit jusqu’au 2 avril, il explore les thèmes des origines, de l’appartenance et du déplacement à travers des découpés de continents.

Né à Québec et vivant maintenant à Montréal, il a fait des études universitaires en administration. «Je ne le regrette pas, car si j’avais étudié en art, je n’aurais jamais fait la découpe laser et d’autres techniques que j’ai découvert avec mon travail.»

«Je n’ai reçu aucune formation en art. Ma mère est une artiste, on avait un atelier, elle me faisait faire plein de trucs quand j’étais jeune. C’était en moi, j’avais déjà une introduction, un intérêt. C’est venu me chercher. J’ai fait le pont entre le milieu des affaires et le milieu des arts. Je suis profondément en art maintenant, c’est ma passion.»

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Dans une approche similaire, James Kennedy a également présenté à la galerie une série de ponts internationaux qui ont une résonance intime en lui rappelant le pont de Québec. «Pour moi, la série sur les ponts est une belle façon de faire le lien entre ma passion pour la matière, le matériau et l’image, la structure, la fabrication des ponts en acier. C’est très personnel.»

«Au départ, le thème était les continents, mais quand les gens de l’AFT ont vu les ponts dans une autre exposition torontoise, il m’ont dit qu’il fallait tout avoir», dit-il en rigolant.

Depuis dix ans qu’il expérimente pour améliorer sa technique, il se dit content de son travail. «C’est moi qui prend toutes les photos de mes œuvres. C’est tout un procédé. L’acier est toujours en premier lieu. Je vais travailler pour voir ce que je vais reproduire de la photographie. Ce sont des acides que j’utilise par la suite pour oxyder l’acier. J’utilise également des techniques de coupe et de gravure au laser.»

Pour l’avenir, il se voit continuer la photographie, le côté industriel, avoir plus de représentations en galerie, et il vise New York et l’Europe comme prochaines destinations.

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