Exploration identitaire par les arts visuels et le son à la galerie Glendon


2 novembre 2010 à 13h43

La Galerie Glendon du Collège universitaire Glendon de l’Université York, poursuit sa rentrée d’automne avec l’exposition Chez le disquaire – record jackets and video loops de l’artiste Kevin Ei-Ichi deForest, jusqu’au 30 novembre. Le vernissage, précédé d’une causerie par l’artiste, s’est déroulé lundi 25 octobre.

Kevin Ei-Ichi deForest explore son identité canadienne-japonaise à travers la création d’une collection, en constante évolution, de pochettes de microsillons vides, qu’il a retouchées grâce à l’utilisation de médias artistiques comme la peinture, le dessin, la trame sonore et l’installation vidéo.

Natif de Winnipeg, issu d’un père d’origine suisse et d’une mère née au Japon, Kevin Ei-Ichi deForest semble doté d’une personnalité à la fois secrète et extravertie. L’artiste nous parle à travers son art axé sur le dialogue culturel.

«Mon identité se définit selon le contexte où mes œuvres sont exposées», a-t-il déclaré lors du vernissage. «La nature de mon identité change; elle s’adapte à chaque nouveau milieu de vie où se déroule l’exposition.»

Selon l’artiste, l’identité se vit au gré de l’environnement au sein duquel on évolue: «L’expérience identitaire varie dépendamment si on vit dans une petite ville isolée comme celle où je vis au Manitoba ou dans un grand centre urbain multiculturel comme Toronto par exemple».

Kevin Ei-Ichi deForest a étudié en architecture et aux beaux-arts à l’Université du Manitoba, ainsi qu’à l’Université de Concordia où il a obtenu une maîtrise en beaux-arts. Il a également fait des études postsecondaires au Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam aux Pays-Bas et à l’Université Seika à Kyoto au Japon.

Musique populaire et héritage japonais

Les inscriptions sur les pochettes des 150 microsillons présentés, illustrent une déclaration de l’identité hybride de Kevin Ei-Ichi deForest qui se réfère à la musique populaire et à son héritage japonais. On retrouve plusieurs autoportraits de même que la transcription du nom de l’artiste.

Les sujets et les approches stylistiques sont variés mais incluent des références aux notions de lieu, de sexualité et de stéréotypes sociaux.

Un des groupes d’œuvres s’appuie sur la répétition des mots «immigrants parasites» qui selon l’expérience de l’artiste, «fait référence à des graffitis répandus de manière obsessionnelle dans les cabines téléphoniques et les transports en commun».

Cette exposition comprend aussi une projection vidéo qui consiste en un assemblage de vidéos créés et montés en boucle par l’artiste.

En nous exposant à différents médias artistiques, Kevin Ei-Ichi deForest nous fournit un espace pour contempler l’état continu de l’identité en changement constant, en défiant les frontières et le concept des catégories d’êtres humains.

Renouvellement identitaire

Chez le disquaire – record jackets and video loops se veut comme une fenêtre sur les influences de la communauté d’un individu qui construisent et déconstruisent son identité.

L’exposition représente la vie tel un séjour où l’individu passe d’une découverte à une autre et voit ses valeurs se modifier selon les expériences qu’il traverse.

Cela ne fait-il pas partie du cheminement identitaire de tout un chacun, suite à d’intenses expériences de vie, d’abandonner certaines valeurs et croyances et d’en intégrer d’autres: c’est le renouvellement identitaire!

L’œuvre de Kevin Ei-Ichi deForest est comme «un musée de mes images, de mes repères, de mes points d’ancrage, de mes bouées; la bobine où j’enroule mon fil d’Ariane», selon Bertrand Nayet (le 3 janvier 2010).

Chez le disquaire

L’exposition empreinte d’une ambiance décontractée saura d’autant plaire aux visiteurs qui pourront jeter un coup d’œil en manipulant les «peintures microsillons» préservées par des pochettes de plastique. Ces dernières sont rassemblées dans des caissons placés sur des étagères.

«Un geste qui invite à la trouvaille ou à des retrouvailles pour ceux d’entre nous qui ont bien connu l’époque où nous devions nous rendre chez le marchand de disques pour avoir accès aux œuvres musicales», selon Martine Rheault, coordonnatrice artistique du Collège Glendon.

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