Français dans les aéroports: la Cour suprême n’entendra qu’un seul appel

Cette semaine en politique fédérale

aéroports
L'aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand Moncton. Photo: cyqm.ca
Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 29/08/2025 par Inès Lombardo

Deux plaintes liées aux services en français n’ont pas abouti à la même conclusion devant la Cour suprême. Celle-ci a annoncé le 28 août qu’elle entendra l’appel concernant l’aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, mais pas celui de l’aéroport d’Edmonton, en Alberta.

Un long processus: Le plaignant, Michel Thibodeau – bien connu pour ses recours en matière de droits linguistiques – avait obtenu gain de cause en 2024 devant la Cour d’appel fédérale. Celle-ci avait conclu que les deux aéroports avaient enfreint la Loi sur les langues officielles en utilisant uniquement l’anglais dans leurs communications.

Selon une source qui connaît bien ce type de cause et contactée par Francopresse, la décision de la Cour suprême sur le dossier de Saint-Jean pourrait se faire attendre de huit mois à un an.

Vers plus de dépenses en personnel au fédéral?

Dans son rapport rendu public jeudi, le directeur parlementaire du budget (DPB) estime que les dépenses de personnel du gouvernement fédéral atteindront 76,2 milliards $ en 2029-2030 si de nouvelles restrictions budgétaires ne sont pas instaurées.

Quelques chiffres: Il s’agit d’une augmentation de 2% par rapport aux prévisions faites en mars 2025. Cette augmentation découle surtout d’une augmentation qui devrait atteindre 442 000 employés à temps plein, et d’une rémunération annuelle moyenne dépassant 172 000 $.

Publicité

Ces projections excluent toutefois les nouvelles dépenses annoncées après mai 2025, dont celles liées aux Forces armées canadiennes et à l’examen des dépenses en cours, précise le rapport.

À savoir: Les dépenses en personnel du gouvernement ont été estimées à 71,1 milliards $ en 2024-2025, et constituent la principale part des coûts de fonctionnement.

finances publiques, déficit
Le premier ministre Mark Carney et le ministre des Finances François-Philippe Champagne. Photo: Inès Lombardo, Francopresse

Tournée européenne: soutien à l’Ukraine

En visite en Europe, le premier ministre Mark Carney a prononcé un discours solennel sur la place Sophia, en plein centre de Kiev, pour souligner le jour de l’indépendance de l’Ukraine. Aux côtés du président Volodymyr Zelensky, il a réaffirmé le «soutien indéfectible du Canada à la liberté, à la démocratie et à la souveraineté du pays».

Il y a annoncé une aide militaire de 2 milliards $, qui comprend des drones, blindés et des munitions. Il n’a pas exclu un déploiement de soldats canadiens en Ukraine.

Tournée militaire: Le premier ministre canadien s’est aussi rendu en Pologne, où il a souligné la coopération stratégique avec Varsovie, rappelant que les deux pays atteindraient 5% du PIB en dépenses militaires d’ici 2035.

Publicité

Enfin, à Berlin, en Allemagne, il a annoncé l’achat d’une flotte de sous-marins ultramodernes pour patrouiller l’Arctique afin de contrer la Russie et la Chine, en précisant que l’entreprise allemande Thyssen Krupp Marine Systems et la sud-coréenne Hanwha Ocean étaient en lice pour le contrat.

Projets sur les minéraux critiques en Allemagne: Mark Carney a aussi conclu un partenariat sur les minéraux critiques, incluant un possible cofinancement public de projets. L’accord vise à renforcer le développement et les exportations canadiennes.

Le premier ministre a souligné que le Canada veut mieux exploiter ses ressources stratégiques, comme le nickel et le cobalt, afin de réduire la dépendance mondiale face à la Chine et à la Russie, qui dominent actuellement ce marché essentiel aux technologies énergétiques et de défense.

Ingérence russe en Moldavie

Le 28 août, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, a annoncé des sanctions à l’encontre de 16 personnes et 2 entités liées aux activités d’ingérence de la Russie en Moldavie, pour avoir tenté de déstabiliser le gouvernement moldave élu en novembre 2024, avec à sa tête la présidente europhile Maia Sandu.

Les sanctions visent aussi des responsables moldaves, représentants prorusses de Gagaouzie, des médias de désinformation, et le nouveau bloc politique d’Ilan Shor.

Publicité

Auteurs

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur