Festival de la BD: la reconnaissance passe par Internet

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La BD aujourd’hui, c’est beaucoup plus qu’Astérix, Tintin et les super héros. C’est un domaine artistique qui a évolué et s’est dispersé dans plusieurs directions, devenant une forme de littérature très vivante.

Les bandes dessinées ont envahi le quartier Yonge/Bloor en fin de semaine dernière, grâce à un festival dans la grande bibliothèque de référence. Les adeptes pouvaient y rencontrer certains de leurs auteurs de bande dessinée préférés, venus des quatre coins du monde ou de Toronto.

La majorité des auteurs présents venaient des maisons de publications indépendantes. Les auteurs indé’ ont créé leur propre style, distinct de celui des grandes maisons qui produisent des super héros à la chaîne.

Chaque auteur de BD a un style unique et est reconnu par son écriture et/ou son dessin. La bande dessinée consiste souvent à une collaboration entre un illustrateur qui dessine l’histoire et un auteur qui écrit l’histoire. Quand ce n’est pas la même personne, l’illustrateur est normalement le plus reconnu des deux.

En effet, dans cet univers visuel, tout le monde reconnaît les bandes dessinées par le style d’illustration.

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Ces dernières années, des thématiques étaient très populaires. De nombreuses BD en effet prenaient comme sujet des histoires de zombies, avant ça il y avait un engouement pour la BD japonaise, qui persiste encore.

« En Amérique, il y a une séparation plus nette entre les BD indépendantes et les BD de super héros. En France, la séparation est moins nette, les frontières sont plus floues. Il y a des auteurs qui font des BD très populaires, mais qui font aussi des BD indépendantes‘’, nous explique Boulet, un illustrateur et auteur de bande dessinée français, rencontré au festival.

Il y faisait la promotion de sa nouvelle BD intitulée Darkness.

Boulet est l’un des premiers caricaturistes français à devenir célèbre par ses BD, publiées sur l’Internet grâce à un blog très populaire.

Le web a aidé plusieurs artistes comme lui à se faire connaître. David B., un autre auteur et illustrateur français croisé à la bibliothèque de Toronto ce weekend, est l’un des fondateurs de L’Association, une maison de publication indépendante.

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Ces auteurs utilisent beaucoup l’Internet pour faire de la publicité et de la vente de BD. Pour plusieurs, les nouvelles technologies ont également remplacé le crayon, le pinceau et la planche à dessin.

D’une façon générale, les artistes de la BD dessinent des choses de plus en plus complexes et racontent des histoires de plus en plus sophistiquées, surtout du côté des maisons de publication indépendante.

Selon les auteurs, un événement comme le Toronto Comic Arts Festival les aide beaucoup à faire connaître et à diffuser leur bande dessinée.

La plupart des auteurs et illustrateurs à qui nous avons parlé travaillent tous à temps plein à la création de leurs BD. Ils font autant de travail voir plus qu’un auteur qui écrit un roman, la création prend en effet quatre mois.

Boulet et David B. sont des exemples parfaits. Ils font tous les deux de l’illustration et de l’écriture.

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Un artiste typique fait une page complète en une journée. Dépendant du nombre de pages dans la BD, on peut estimer le temps que ça leur prend.

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André Varty est étudiant à l’école secondaire catholique Mgr-de-Charbonnel. Il collabore à L’Express dans le cadre d’un stage coop.

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