Étienne Brûlé: coureur de bois ici, marchand en France

Samuel de Champlain et Étienne Brûlé arrivant chez les Hurons-Wendats de la Baie Georgienne.
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Selon l’historien français Éric Brossard, de Champigny-sur-Marne, Étienne Brulé a littéralement mené deux vies distinctes, l’un comme aventurier, l’autre comme notable.

C’est ce qui se dégage de la causerie que Brossard a prononcé mercredi soir à l’Alliance française de Toronto, à l’invitation de la Société d’histoire de Toronto, dans le sillage de la visite en Ontario des collégiens de cette banlieue est de Paris, créateurs du spectacle musical Sur les traces d’Étienne Brûlé.

Au Canada, nous connaissons Étienne Brûlé à travers les récits de Champlain et des missionnaires jésuites. Ils nous brossent le portrait d’un jeune homme aventurier et peu respectueux de la morale.

L’historien Brossard, lui, s’est penché sur les actes notariés à Champigny et Paris pour découvrir un autre jeune homme à la recherche de notabilité.

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Brûlé est revenu en France au moins deux fois, et a été parrain à deux ou trois baptêmes. À lui seul, ce geste illustre son désir de mener une vie respectable. Il signe comme marchand (vendeurs de peaux de castor), s’installe à Paris et brasse des affaires.

Éric Brossard est persuadé que Brûlé ne voulait pas mourir en Nouvelle-France, mais revenir en France pour de bon. Il s’est rangé du côté des Anglais pour pouvoir obtenir plus de fourrures et a été abattu par les Hurons en 1632.


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L’historien Éric Brossard (Photo: Émeline Bertel)
L’historien Éric Brossard (Photo: Émeline Bertel)

 

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