Le chef conservateur Pierre Poilievre veut donner à plus de jeunes anglophones l’occasion d’apprendre le français. Reste à savoir comment il compte faire tomber les obstacles actuels et s’il accorderait à ce dossier un financement similaire à celui déjà débloqué par les Libéraux.
En conférence de presse le 30 mars dernier, Pierre Poilievre s’est engagé à «préserver les fonds pour supporter les groupes communautaires francophones, leur permettre d’avoir des activités culturelles et de célébrer les traditions francophones à travers le Canada» s’il est élu premier ministre.
Il a aussi promis d’élargir les programmes d’immersion qui permettent aux jeunes anglophones d’aller étudier au Québec ou ailleurs dans la francophonie canadienne pour apprendre le français.
«C’est en augmentant le nombre de personnes bilingues à travers le Canada qu’on va pouvoir contribuer à la préservation de la langue et créer une plus grande solidarité entre francophones et anglophones en ce qui concerne la préservation de la langue française», a-t-il déclaré.
Le bilinguisme des anglophones stagne
La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Liane Roy, voit la promesse de Pierre Poilievre «d’un bon œil». Elle répond en partie à quelques demandes électorales de l’organisme: augmenter les possibilités d’apprendre le français comme langue seconde partout au pays et établir un plan de croissance pour la francophonie.