Les femmes francophones en situation minoritaire au Canada génèrent 119 milliards $ du PIB et sont plus diplômées que leurs homologues anglophones. Pourtant, leur apport reste trop souvent invisible et leur revenu, inférieur à celui des hommes.
Elles «jouent un rôle dans la vitalité économique, sociale et culturelle de la communauté, mais c’était toujours très invisibilisé. On n’avait pas de chiffres concrets pour le démontrer», amorce en entrevue avec Francopresse la présidente de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), Nour Enayeh.
C’est désormais chose faite. Le rapport Portrait économique des femmes francophones et acadiennes: un levier stratégique pour le Canada, réalisé avec la firme Raymond Chabot Grant Thornton et publié en septembre, lève le voile sur une contribution longtemps passée sous le radar, mais aussi sur les obstacles qui la freinent.
Les femmes francophones et acadiennes en situation minoritaire génèrent 119 milliards $ de produit intérieur brut (PIB), soit environ 4% de l’économie canadienne, selon les calculs de la firme. «Même en sachant que leur contribution était assez grande, elle est toujours sous-estimée et souvent invisible», déplore Nour Enayeh.
Méthodologie
L’étude croise des microdonnées du recensement de 2021 de Statistique Canada, un sondage Léger auprès de 633 femmes francophones et trois groupes de discussion.







