D’or à Montréal et Doré à Ottawa

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Québec, Montréal, Ottawa offrent aux visiteurs des expositions qui ne peuvent qu’intéresser les amateurs d’art, d’histoire, de culture ou toutes les personnes qui désirent acquérir ou perfectionner des connaissances.
Et qui plus est, ces expositions ne reviendront certainement pas de si tôt dans notre voisinage, si tant est même qu’elles y reviennent un jour. C’est donc une occasion à saisir, si l’on en a la possibilité et si l’un ou l’autre sujet proposé nous attire particulièrement.

Fabergé

L’exposition d’or se trouve au Musée des beaux-arts de Montréal avec, présentée, en exclusivité canadienne, la plus importante collection de pièces du joailler Fabergé hors de Russie. Les œuvres exposées, provenant du Virginia Museum of Fine Arts de Richmond (VMFA), le sont pour la première fois au Canada depuis le 14 juin et cela jusqu’au 5 octobre.

Nous avons déjà présenté le joaillier des tsars, Pierre-Karl Fabergé, et sa maison dans un article de L’Express du 23 mars 2013, «Une histoire d’œufs». Le lecteur pourra s’y reporter pour plus de détails.

Le parcours a pour but de donner un aperçu varié et aussi riche que possible de la production des ateliers de Karl Fabergé.

Il est organisé autour de quatre œufs de Pâques impériaux provenant donc du VMFA, sur les 43 ou 44 ou même 47 œufs connus à ce jour, ces chiffres varient selon les sources et les dates. Mais 24 autres objets précieux les entourent, pendentifs, broche, coupes, boîtes, cuillère, animaux: lapin, poisson, chouette, bouledogue.

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Voici les caractéristiques des œufs présentés. L’œuf au pélican (1898) est fait d’or, diamants, émaux, perles, ivoire, aquarelle, verre.

L’œuf de Pierre le Grand (1903), en or, platine, vermeil, diamants, rubis, émaux, contient une reproduction miniature de la statue équestre de Pierre le Grand.

L’œuf du tsarévitch (1912) est fabriqué en lapis-lazuli, décoré d’or et de diamants, avec des motifs d’aigles, de caryatides, de dais, de paniers fleuris et de plumes d’aigrette. L’intérieur contenait un portrait sur ivoire du prince Alexis à l’âge de 8 ans.

L’œuf de la Croix-Rouge aux portraits impériaux rend hommage à l’implication de Maria Fedorovna comme présidente de la Croix-Rouge durant la Première Guerre mondiale. Il contient les portraits de l’impératrice Alexandra, de ses filles Olga et Tatiana et de deux proches parentes, Olga Alexandrovna et Marie Pavlovna.

À l’occasion de cette exposition, le MBAM publie en collaboration avec le magazine français L’Objet d’art un hors-série consacré aux principales œuvres de la collection..

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Il inclut aussi une histoire de la Maison Fabergé, avec les œufs impériaux illustrés.

Gustave Doré

C’est au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) à Ottawa que l’on peut voir l’exposition consacrée à Gustave Doré sous le titre L’imaginaire au pouvoir, qui avait servi à la rétrospective du Musée d’Orsay à Paris. Il s’agit donc d’une exposition importante puisqu’elle permet de faire connaissance avec ce graveur, peintre et sculpteur français (1832-1883).

Jusqu’au 14 septembre, quelque 100 œuvres d’art variées de «cet illustre inconnu» (Le Monde, 25 février), un des artistes les plus prolifiques du XIXe siècle, sont réunies au MBAC, en exclusivité nord-américaine.

C’est âgé de 15 ans à peine que Doré entame sa carrière comme caricaturiste puis comme illustrateur. L’illustration de grands textes, comme L’Enfer de Dante, les Contes de Charles Perrault, Don Quichotte de Cervantès, La Bible, les Fables de La Fontaine, va lui faire connaître un incroyable succès populaire.

En transformant la littérature «en images», Doré s’annonce comme «un précurseur ironique et inventif de la bande dessinée».. Mais ce n’est pas ce talent de Doré qui est le plus visible dans l’exposition du MBAC. C’est le peintre qui tient une grande place.

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Conformément aux normes de l’époque, pour être reconnu comme peintre, et Gustave Doré y tenait, il fallait s’adonner à la peinture d’histoire. Et Doré va exceller dans des tableaux historiques de grand format, que l’on pourra voir dans les différentes sections de l’exposition. Les paysages font aussi partie des centres d’intérêt de l’artiste.

L’exposition s’ouvre sur des sculptures et surtout sur un bronze monumental (3,96 m de haut, 2 720 kg) appartenant au De Young Museum de San Francisco, le Poème de la Vigne, qui «retrace sur ses flancs rebondis tout un drame d’amour, d’ivresse, de volupté, de vie et de mystère». (Bibliothèque nationale de France)

Le parcours de l’exposition est enrichi d’extraits d’une vingtaine de films – projetés sur trois écrans – produits par de grands réalisateurs de cinéma influencés par Doré

Les visiteurs pourront en apprendre davantage sur Doré en regardant le documentaire de52 minutes, projeté dans l’une des salles, produit par la chaîne de télévision franco-allemande à vocation culturelle ARTE.

Un catalogue, 336 p., permet aussi d’approfondir ses connaissances de Doré par ses textes et ses nombreuses illustrations, dont des œuvres non visibles au MBAC.

Il sera question de l’exposition de Québec dans le prochain numéro.

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