En janvier, Mark Carney a signé un accord de coopération économique et financière avec la Chine. Cet accord vise à renforcer les échanges commerciaux, les investissements bilatéraux et certaines collaborations sectorielles. Par ce geste, Carney affirme une stratégie à forte portée économique. Il cherche à élargir l’horizon commercial du Canada dans un contexte international en mutation.
Cette initiative a toutefois suscité des réserves à Washington. Aux États-Unis, plusieurs observateurs y voient un signal de rééquilibrage dans la relation canado-américaine.
Pour Jimmy Jean, vice-président et économiste en chef au Mouvement Desjardins, cette orientation demeure pertinente. Le Canada a en effet concentré historiquement l’essentiel de ses échanges avec les États-Unis.

«Mais il faut faire attention avec la Chine au niveau du respect des droits humains; certaines pratiques y sont moins rigoureuses que chez le voisin américain», prévient-il.
Cette mise en garde concerne notamment les libertés individuelles, le traitement des minorités et les normes de gouvernance, souvent critiquées par la communauté internationale.








