Des portraits d’écrivains qui juxtaposent le réel et le surréaliste

Face à face avec Mathieu Laca à la galerie Thompson Landry

Face à face
Le peintre Mathieu Laca en plein travail sur John Adams.
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Le travail de l’artiste-peintre québécois Mathieu Laca défie le genre du portrait par la manipulation de son médium choisi, la peinture à l’huile, donnant une nouvelle vie à des écrivains comme Charles Bukowski, Gabriel García Márquez, Margaret Atwood ou Michel Tremblay.

Son exposition Face à Face est présentée à la galerie Thompson Landry du quartier de la Distillerie, du 21 juillet au 12 août.

Face à face
Le peintre québécois Mathieu Laca.

«Je vois mes peintures comme des contes visuels d’un monde sans contraintes», explique Mathieu Laca. Il dit s’intéresser au portrait non conventionnel de personnages historiques, intellectuels et artistes de son panthéon personnel, qui a peu à voir avec la ressemblance.

Du noir et blanc à la couleur

Accumulant des photographies en noir et blanc de ses sources d’inspiration, cet artiste s’autorise à utiliser n’importe quelle palette de couleurs et à peindre ses sujets «instinctivement», en fonction de ce qu’il souhaite mettre en valeur dans leurs personnalités.

«Étudiant timide» qui voulait devenir écrivain, il dit avoir appris à être jeune plus tard dans la vie. Introduit à l’art par deux de ses professeurs, Laca décrit cette introduction comme une révélation: «Dessiner. Peinturer. Enfin, je pourrais être moi-même.»

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Mathieu Laca : Guido Molinari, 24×50, huile et acrylique sur lin.

D’abord Laval, ensuite le monde

À 17 ans, sa première série d’oeuvres a été exposée dans un contexte professionnel à la Maison des Arts de Laval.

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Plusieurs années plus tard, il reçoit le prix du Conseil de la Culture de la Ville de Laval et est sélectionné par Marc Séguin pour participer à l’exposition collective Génération Montréal. Laca est diplômé de l’Université Concordia avec un baccalauréat en beaux-arts en 2005.

Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis, en Norvège, en Allemagne, en Espagne et en Israël.

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Mathieu Laca : Michel Tremblay, 48×48, huile et acrylique sur lin.

Qualités subjectives

Au-delà des artistes locaux qui l’ont influencé, Laca a toujours été fasciné par le travail de Francis Bacon, en particulier «son insatisfaction avec la représentation de la surface des choses et sa mission de visualiser le noyau de la psyché humaine».

Ici, qu’il s’agisse de «la vie gutturale de Charles Bukowski, des dystopies froidement plausibles de Margaret Atwood, de la magie merveilleusement brutale de Gabriel Garcia Marquez ou de la tendresse implacable de Michel Tremblay», la prose stylistique de chacune de ces icônes à ses effets séducteurs.

«Les qualités insaisissables et subjectives d’un important livre et d’un important auteur peuvent facilement nous échapper.» Les portraits déformés de Mathieu Laca juxtapose le réel et le surréaliste dans un seul plan, invitant les spectateurs à plonger dans la psyché des sujets représentés.

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